Le risque de change - La finance pour tous

Investir moyen/long terme sur un titre du Nasdaq

40 ans. Environ 300k€ de liquidités, je souhaite en placer 10% sur un titre du Nasdaq en particulier, simplement car je crois à la vision&stratégie de l'entreprise. Que cela ait "du sens" en matière de gestion ou non. J'envisage cette immobilisation durant 5 à 10 ans.
Ensuite, la complexité entre en jeu:
Des sites/liens particulier à recommander ? Des spécialistes des CTO Nasdaq depuis la France (bourse directe?)?... toute info utile est bonne à partager.
Peut-être que le projet en lui-même n'est pas viable. J'aimerais simplement investir dans une boîte sans me faire étriper par des "éléments exogènes". Peut-être que d'autres ont le même type d'interrogation ? 🙂
Edit: un peu de mise en forme pour faciliter la lecture
submitted by Commuto to vosfinances [link] [comments]

L'euro s'envole face au dollar, en quoi cela influence votre stratégie d'épargne ?

Salut,
Comme on peut le suivre ici, l'euro a repris 12% depuis le creu de mi-mars 2020, au plus fort de la crise.
L'euro, compté en dollars, depuis 2006, a eu une phase d'oscillation autour de 1,3 (max à 1,6, min à 1,2) puis après une chute qui a duré plus de 6 mois,il a oscillé autour de 1,1 (max à 1,2, min à 1).

Quand on investi en euros (en ETF par exemple), nos investissements sont très souvent non hedgés, c'est à dire liés à la performance de l'euro face aux autres monnaies (souvent le dollar qui est pris en étalon).
Par exemple, quelqu'un investi dans un MSCI World en dollars en ce moment verra le prix d'aujourd'hui comme un All Time High ou presque, là où quelqu'un investissant en euros sera à -10% par rapport au pic pré COVID.

Ce qui m’amène à interrogation suivante :
Est-ce que vous prenez le risque de change en compte dans vos investissements ? Comment gérez vous le risque de change ?

En bonus, à votre avis, quel sera le prix d'un euro en dollar au 31/12/2020 ?
submitted by Grumby__ to vosfinances [link] [comments]

Vue d'ensemble de la finance aujourd'hui

Dans la logique de mon post sur la vulgarisation du marché monétaire, voici une vulgarisation de la finance dans sa globalité. Avant de me lancer dans le vif du sujet, je tiens à clarifier des notions importantes qui pourraient porter à confusion et que je sais que je verrai dans les commentaires. Je vais aussi vous donner un peu mon opinion personnelle pour éviter tout malentendu dans la discussion, sautez cette partie si ça ne vous intéresse pas. Si la modération trouve que c'est trop hors-sujet, libre à elle de supprimer le post.
J’ai entendu vos critiques dans les commentaires, j’avoue que j’ai vraiment trop simplifié certains passages, j’avais peur que le post soit trop long et trop technique, parfois au prix de la précision et de la rigueur, mea culpa. Cette fois-ci j’ai fait le choix de faire une synthèse des différents marchés financiers, qui régissent l’allocation des ressources financières dans notre société. Nombre d’entre vous ont dû entendre parler de certains d’entre eux, peut-être que vous participez à certains. Toutefois, comme dans mon autre post, je tiens à faire une précision importante. Les informations que je vous donne ici sont grandement insuffisantes pour que vous vous lanciez sur ces marchés, sans que cela s’apparente à une soirée au Monte Carlo pour votre portefeuille. Je ne vous incite aucunement à le faire, mon but étant uniquement d’éclairer ce qui se passe sur les marchés financiers, je n’ai aucune participation à quoi que ce soit, je ne suis pas rémunéré et je ne cherche pas à vendre ou à promouvoir quoi que ce soit. Je ne serai pas 100% exhaustif mais je ferai de mon mieux pour éclairer des sujets que vous pouvez parfois rencontrer dans la presse. Encore une fois, les questions et les remarques sont la bienvenue.
Un marché financier est une notion très abstraite somme toute, il s’agît de l’ensemble des acteurs, des informations et des outils qui font que l’offre (d’actifs) et la demande (le capital) se rencontrent. Ce n’est pas à confondre avec une bourse, qui est un lieu physique (et maintenant virtuel) où se rencontrent l’offre et la demande, ou une place financière, qui est une ville qui regroupe un grand nombre de marchés financiers et d’acteurs majeurs. Quand votre tonton vous prête 10k EUR pour que vous lanciez votre site d’e-commerce, ou que vous déposez de l’argent à la banque, vous participez à un marché financier. Au fil de l’histoire, différents outils financiers ont fait leur apparition, parfois graduellement, parfois brusquement sous l’impulsion de génies/fous (souvent des mathématiciens) et ont conféré des propriétés particulières aux marchés financiers. Il s’agît entre autres de la capacité à :
- Investitransférer le capital et les liquidités inutilisés
- Transférer le risque entre participants
- Echanger à l’international
- Eviter qu’il y ait trop de disparités entre les prix dans le marché, et qu’ils suivent (plus ou moins bien) la valeur intrinsèque.
Un marché efficace est par définition un marché qui reflète bien la valeur intrinsèque d'un investissement compte-tenu des informations disponibles. Des inefficacités peuvent surgir de coûts de transaction et/ou de frais d'agence élevés, de la faible liquidité des actifs ou encore à cause de barrières de toutes sortes. A mon humble avis, dans une économie de marché, il est dans l’intérêt public à ce que certains marchés soient efficaces pour que les inégalités économiques ne soient pas amplifiées et que toutes les classes sociales puissent y avoir accès, tant que cela ne se nuit pas indirectement à la société.
Parlons maintenant de prix et de valeur intrinsèque. La valeur intrinsèque d’un actif ou d’un instrument financier est la valeur financière (et parfois non-financière) future qu’il procurera, compte tenu de l’incertitude qu’il y a autour de la capacité de l’actif à réaliser cette valeur à l’avenir. La valeur intrinsèque est subjective car elle dépend de l’acheteur, principalement de son aversion et de sa capacité à encaisser le risque, mais pas que, comme nous allons le voir. Le prix reflète entre autres l’offre et la demande de l’actif, plus précisément les informations qu’ont les acheteurs, leurs biais et les barrières à la transaction, c’est pour cela qu’il peut dévier, parfois fortement, de la valeur intrinsèque. La valeur intrinsèque est fondamentalement impossible à connaître, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de modèles mathématiques ou qualitatifs pour tenter de l’estimer. Ce qu’on appelle un acteur rationnel c’est un participant qui va, compte tenu de son capital, de ses besoins de liquidité, de son horizon d’investissement et de son aversion au risque (qui est une caractéristique rationnelle) acheter les actifs dont le prix est en-dessous de la valeur intrinsèque qu’il leur assigne et vendre ceux dont le prix est au-dessus de cette valeur.
Je ne crois pas qu’il y ait une façon non biaisée de présenter la finance alors je vais vous donner mon biais. Je crois personnellement en la finance comportementale et ce que je vais dire dans ce paragraphe est très controversé et mériterait toute une vie de recherche pour justifier (on peut en reparler dans les commentaires). Il faut savoir qu’il y a des paramètres anthropologiques (psychologiques, sociologiques, culturels, religieux et géographiques) qui viennent affecter les marchés, notamment leur efficacité, et les financiers et les régulateurs peuvent aborder le problème de plusieurs façons. Parfois on va trouver des intermédiaires qui vont faire fi de ces barrières, parfois on va tenter d’anonymiser les participants, parfois on va trouver un moyen de diffuser l’information à tous les participants, parfois on va réguler pour empêcher certains comportements nuisibles ou illégaux, ou bien on va créer des outils ou des stratagèmes pour contourner les barrières sans les effacer. La désintermédiation, la dérèglementation et le décloisonnement, ainsi que la volonté d’atteindre la concurrence pure et parfaite, ne sont pas toujours les meilleurs moyens d’avoir des marchés efficaces. Il faudrait que toutes les barrières socioculturelles, tous les biais psychologiques des participants des marchés disparaissent pour que cela puisse se faire, ce qui n’est évidemment ni souhaitable ni possible.
Le début est un peu technique mais est crucial pour que vous compreniez la suite. Premièrement, je vais vous parler de la notion de marché primaire et de marché secondaire, qui détermine où est transféré le capital et le risque. Deuxièmement, je vais vous parler de l’organisation et de la régulation des marchés. Troisièmement, je vais vous parler de la classification des marchés en fonction des instruments financiers qui s’y échangent et dernièrement je vais vous parler de la classification des marchés en fonction des actifs qui s’y échangent.
A – Les marchés primaires, secondaires, tertiaires et quaternaires.
Le marché primaire est le marché qui fait rencontrer ceux qui vont fournir des actions ou des obligations de leur propre entreprise, des matières premières ou autres actifs, en échange de capital. Quand une entreprise ou un Etat lèvent des fonds ils participent sur ce marché, quand une société d’exploitation de pétrole brut vend ses barils elle y participe aussi. Quand vous prêtez de l’argent à votre pote, ou que vous achetez une maison neuve à un promoteur immobilier vous participez au marché primaire. En général, il s’agît d’un marché désorganisé où des particuliers et des entreprises se rencontrent par leurs propres moyens (bouche à oreille, publicité) et qui est très peu régulé, qu’on appelle gré-à-gré, que j’expliciterai bientôt. Ce marché est relativement risqué et peu transparent, en général votre seul recours juridique est le civil et si votre contrepartie fait faillite vous n’avez aucune garantie de pouvoir récupérer votre dû. Il demande de faire confiance à votre contrepartie, d’être compétent et parfois spécialisé dans ce domaine ainsi que d’être particulièrement critique des informations que l’on vous donne. Quand il est organisé, il s’agît le plus souvent d’une vente aux enchères entre participants agréés.
Le marché secondaire est le marché où les actifs sont revendus entre investisseurs, ici le capital et le risque sont transférés d’un investisseur à un autre. Ce marché a plusieurs fonctions, il permet entre autres aux investisseurs de sortir du marché quand ils en ont envie, de standardiser et regrouper les actifs, d’actualiser le prix des actifs en fonction des événements et de permettre à un plus grand nombre d’investisseurs de détenir certains actifs qui leur serait parfois impossible d’obtenir faute de contacts ou de moyens. Si une action ou une obligation est échangée sur le marché secondaire, cela veut dire que l’entreprise sous-jacente a donné son accord à ce qu’elle renonce à choisir qui détient ses parts ou sa dette (à quelques exceptions près), elle n’est pas affectée directement par la transaction. Le marché secondaire est le plus souvent organisé et régulé, moyennant commission. Il est le plus souvent organisé dans un type d’enchère très particulier qu’on appelle bourse, ou bien d’un marché organisé par un courtier.
Je parle brièvement du marché tertiaire et du marché quaternaire car vous pourrez peut-être en entendre parler, le marché tertiaire est le marché où les courtiers interagissent avec les grosses institutions (souvent des banques) et le marché quaternaire est le marché entre grosses institutions uniquement. Ce sont des marchés gré-à-gré.
B – L’organisation et la régulation des marchés
Le marché le plus basique est le marché gré-à-gré ou over the counter (OTC) en anglais. Comme je l’ai dit plus haut, ce marché n’est pas organisé, il est sans intermédiaires. Pour y participer il faut trouver des contreparties par ses propres moyens, chercher les informations par soi-même et surtout faire confiance à la personne en face, chose qui n’est pas toujours facile. C’est surtout sur ce marché que se manifestent les barrières anthropologiques et les biais psychologiques car il y a peu de moyens de réguler ce qui s’y passe ou d’être sûr des informations que l’on a. Bien évidemment il existe des lois et des garde-fous juridiques ou médiatiques, mais vous êtes libres de rédiger n’importe quel contrat légal sur ce marché. C’est d’ailleurs ici que vous verrez les instruments financiers les plus complexes comme les options exotiques ou les swaps. Sur le marché gré-à-gré on dit que la liquidité est faible, comme vous avez souvent affaire à des actifs uniques (startups, œuvres d’art, options exotiques) que très peu de personnes convoitent, ce qui fait qu’il est coûteux et long de trouver des acheteurs, et ce qui pousse les prix à la hausse.
Je ne vais pas m’attarder dessus car il y a énormément à dire dessus, mais la vente aux enchères est une forme d’organisation des marchés. Vous y trouverez par exemple les obligations souveraines, les œuvres d’art ou bien, lors d’une introduction en bourse d’une entreprise, des actions sont attribuées aux premiers actionnaires via une enchère, ce qui permet de déterminer le prix initial de l’action en bourse. Si cela vous intéresse, regardez les différents types de vente aux enchères comme l’enchère anglaise ou l’enchère néerlandaise. Ici vous avez quelques intermédiaires qui rentrent en jeux comme le commissaire-priseur ou la banque d’investissement pour l’introduction en bourse, qui vont prendre leur commission en échange de la publicité qu’ils fournissent à votre actif et de la facilitation de la transaction – autrement dit de la liquidité. Il est à noter qu’un commissaire-priseur qui tient à sa réputation va exiger certaines contraintes et garanties sur l’actif, ce qui donne un début de régulation au marché financier. Dans le cas d’une introduction en bourse (Initial Public Offering ou IPO), les exigences sont draconiennes, les comptes financiers, les cadres dirigeants de l’entreprise et les actionnaires actuels sont scrutés à la fois par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) en France, et les analystes financiers.
La bourse est une forme d’enchère très spécifique. Elle rassemble des traders qui travaillent pour des courtiers ou des sociétés de gestion d’actifs et fonctionne avec une enchère dite continue/dirigée par ordres et est chapeautée par l’AMF en France. Les traders donnent des ordres de vente et d’achat – soit ils donnent un prix et achètent ou vendent tout ce qui est à un prix meilleur ou égal, soit ils spécifient une quantité et achètent ou vendent peu importe le prix, il existe aussi des ordres plus complexes où l’on spécifie un prix, une quantité et une date limite, entre autres. La bourse génère des profits en prenant une commission sur chaque ordre et à chaque fois qu’une nouvelle entreprise rentre sur le marché s’il s’agît d’une bouse d’actions. Ici il n’y a pas un prix unique pour un actif, il y a le prix de la demande (ask) et le prix de l’offre (bid) – il faut proposer un prix égal ou supérieur à l’ask pour pouvoir acheter l’actif et un prix inférieur ou égal au bid pour pouvoir le vendre. Un des effets de cette structure de marché (qui peut paraître contre-intuitif pour ceux habitués au marché gré-à-gré) est que plus on veut acheter une grande quantité de l’actif, plus il va falloir proposer un prix élevé, et inversement plus l’on veut en vendre, plus il va falloir baisser son prix. La bourse crée un peu plus de symétrie entre les acheteurs et les vendeurs, ce qui n’existe pas dans le marché gré-à-gré où l’avantage est déterminé largement par le contrôle qu’ont les acheteurs et les vendeurs sur le marché et l’information en circulation. Le rapport de force ne disparaît pas entièrement mais est artificiellement atténué. Cela fait aussi que si beaucoup d’acheteurs et vendeurs sont intéressés par un actif et que beaucoup d’ordres circulent, statistiquement la différence entre le bid et l’ask sera plus faible, c’est pour cela qu’on mesure traditionnellement la liquidité d’un actif en bourse par la différence entre le bid et l’ask, qu’on appelle le « bid-ask spread », par la moyenne du bid et de l’ask. En exigeant une forte transparence, en attirant des analystes financiers, les autorités des marchés et les médias, la bourse est un peu moins risquée que le marché gré-à-gré, permet d’avoir une meilleure idée de la valeur intrinsèque et surtout une bien meilleure liquidité, bien sûr à un prix. Bien sûr, le risque propre aux rendements futurs de l’investissement n’est pas vraiment affecté et jouer en bourse reste relativement risqué, voir même à espérance négative dans le cas du marché des changes. Sans rentrer sans les détails, la bourse permet parfois d’effectuer la vente à découvert (short-selling), c’est quand vous empruntez un actif à quelqu’un qui le détient, moyennant commission, pour le vendre immédiatement, le racheter plus tard (en espérant que les prix ont fortement baissé) et le rendre à son propriétaire après – cette pratique permet dans de nombreux cas d’ajuster des prix trop élevés lorsque pour x ou y raison les détenteurs ne les vendent pas alors que le prix est surélevé. Traditionnellement une bourse se tient dans un lieu physique mais maintenant c’est largement effectué virtuellement.
La dernière structure de marché majeure est le marché organisé par un courtier – souvent une banque d’investissement. Ici le courtier achète une grosse quantité d’actifs sur la bourse en tant que broker et la revend au détail à ses clients en tant que dealer, ses traders sont là pour répondre à la demande des clients au meilleur prix possible et à liquider le surplus. Le courtier peut prendre une commission sur les ordres, fixer son propre bid-ask en fonction de ses stocks disponibles et empocher la différence. Dans certains cas il peut prêter de l’argent à ses clients pour qu’ils achètent ses produits et encaisser les intérêts du prêt ou encore proposer les services d’analystes financiers qui vont faire des recommandations aux clients (a.k.a full service). Ces marchés restent contrôlés par l’AMF en France vu le contrôle qu’a le courtier sur son marché, le but étant que ses prix suivent ceux de la bourse. Le courtier gère son propre risque et met des limites (comme le margin call) pour éviter que ses clients ne fassent faillite – il est perdant si cela se produit, surtout s’il a prêté de l’argent à son client, il a surtout intérêt à ce que son client continue d’effectuer des ordres car c’est comme cela qu’il se rémunère, parfois au détriment du client.
C – marché au comptant, marché à terme et marché dérivé
Le marché au comptant, en anglais « spot » est le marché où les échanges ont lieu en temps direct – si accord il y a, l’actif et le capital sont échangés au moment de la transaction. Sans aucun autre instrument il n’offre pas beaucoup de flexibilité, il ne permet pas de manipuler facilement le risque auquel on s’expose, car en achetant un actif on prend à 100% le risque du sous-jacent et on est totalement soumis aux aléas des prix.
Le marché à terme est un peu différent. Ici on s’engage dans des contrats spécifiques où l’on se met d’accord sur un prix et où l’échange de capital et d’actif s’effectue à une date postérieure, peu importe le prix du marché à ce moment. Le terme utilisé pour dire qu’on rentre dans un contrat à terme est prendre une position. Ici on a un transfert d’une partie du risque de l’acheteur de l’actif (on dit qu’il est en position longue) au vendeur (on dit qu’il est en position courte). En effet, celui en position longue préfère fixer le prix futur et ne pas prendre le risque que les prix baissent et celui en position courte prend le risque d’acheter quelque chose qui en vaudra moins à la date de l’échange. Cela permet à certains investisseurs de couvrir, par exemple, leur risque de change s’ils savent qu’à une certaine date ils voudront échanger une certaine somme de monnaie contre une autre et à d’autres qui ont une plus grande capacité à encaisser le risque de spéculer. Ces contrats ont d’autant plus de valeur que le sous-jacent est volatile. Vu qu’on a vu le marché gré-à-gré et la bourse, je vais parler des différences entre les deux sur le marché à terme. Sur le marché à terme gré-à-gré, les contrats à terme sont appelés « forwards », vous pouvez les personnaliser comme vous voulez, avec vos prix, vos quantités, vous négociez ça. Cependant, si votre contrepartie fait faillite avant l’exécution du contrat, vous n’avez aucun moyen d’effectuer la transaction et vous n’avez aucun moyen de sortir de ce contrat si vous-mêmes vous avez des difficultés à remplir vos obligations. Si vous êtes un agriculteur qui vend sa récolte de l’année prochaine avec ce type de contrat, vous avez intérêt à faire en sorte que vous produisez assez pour l’exécuter ou que vous pouvez acheter ce qui vous manque si vous n’y parvenez pas le jour de la livraison. Sur le marché à terme en bourse c’est un peu différent, ici les prix, les quantités, les obligations contractuelles et modalités de livraison sont fixés à l’avance par l’offre et la demande et ne sont pas négociables, avec ce qu’on appelle les contrats « futures ». L’avantage des futures est que si vous pensez qu’il y a un risque que vous ne puissiez apporter votre partie du contrat (le capital ou l’actif), vous pouvez vous dégager de votre obligation contractuelle en cédant votre position à quelqu’un en capacité de le faire – si vous avez de la chance, plus de participants pourront exécuter votre position maintenant, ce qui normalement devrait rendre votre position attirante et on vous achètera votre contrat. Si au contraire, nombre comme vous ne peuvent exécuter ce contrat (mauvaises récoltes à cause de la météo par exemple), vous aurez du mal à le céder et vous serez peut-être obligé de payer quelqu’un pour qu’il l’exécute à votre place. Par ailleurs, les participants sont obligés d’avoir un apport en capital pour rentrer dans un future et si par hasard votre contrepartie fait faillite, la chambre de compensation (ou clearing house) vous remboursera, ce qui élimine le risque de contrepartie. Autre particularité du contrat à terme, vous pouvez conserver la rente de votre actif tant que la date d’exécution n’est pas venue, mais vous devez toujours payer les frais de stockage, livraison ou autres, ce qui est bien sûr pris en compte dans le prix.
Le marché des dérivés est vraiment là où le risque est transféré et manipulé. Ici on échange ce qu’on appelle des options/warrants, des contrats d’échange (swaps), des pensions livrées (repurchase agreements ou « repo »), les couvertures de défaillance (credit default swaps, CDS) entre autres. N’ayez crainte on va attaquer chacun de ces termes. D’abord, sur le marché des dérivés en bourse on a les options dite « vanilla ». Une option, contrairement à un contrat à terme, donne le droit et non l’obligation, d’acheter ou de vendre un actif à un moment donné à un prix donné et on effectue une transaction financière pour rentrer dans ce contrat, proportionnelle au risque que transféré d’une partie à l’autre. Le droit d’acheter l’actif est appelé « call » et le droit de le vendre est appelé « put », le prix convenu est appelé « strike price ». Si le jour venu votre strike price est plus intéressante que le prix de l’actif à ce moment-là, on dit que votre option est « in the money » (ITM), si votre option est moins intéressante on dit qu’elle est « out of the money » (OTM) et si elle est aussi intéressante que le prix actuel, on dit qu’elle est « at the money » (ATM). Si votre option vous donne seulement la possibilité d’exercer votre droit à une date donnée, on dit qu’elle est de style européen, si vous pouvez l’exercer à n’importe quel moment jusqu’à la date convenue on dit qu’elle est de style américain. Plus le prix de l’actif sous-jacent est volatile, et plus il est facile d’exercer l’option (par exemple si elle est de style américain), plus il y a de fortes chances que l’option soit in-the-money, plus la valeur de l’option augmente, car le détenteur transmet beaucoup de risque à sa contrepartie. Vous trouverez aussi en bourse de commerce des options sur la météo, pour vous protéger en cas de mauvaises récoltes par exemple. L’intérêt de ces options est qu’elles peuvent facilement créer de gros effets de levier étant donné qu’une option vaut typiquement 2-10% de l’actif sous-jacent, puis comme c’est échangé en bourse on peut s’en débarrasser rapidement si on ne peut pas les exercer faute de moyens ou d’actif. Pour les matheux intrigués je conseille en introduction le modèle de Black-Scholes. Sur le marché gré-à-gré on va retrouver tous les contrats divers et variés susmentionnés. Une warrant est une option non-échangeable émise par une banque en série limitée. Ensuite on a les options exotiques, qui sont tout un tas d’options avec des règles particulières. Pour vous donner des exemples on a des options pour échanger des actifs (pourquoi pas du blé contre une action Google ?), les options style asiatique qui vous donnent le droit d’acheter un actif à son prix moyen sur une période donnée (pour vous protéger de la volatilité) ou les options style parisiennes qu’on ne peut exercer que si le prix du sous-jacent est dans certains clous pendant une certaine période (pour vous protéger de la manipulation des cours). Le swap ou contrat d’échange est quand deux parties se mettent d’accord pour faire plusieurs contrats à terme à répétition, nous allons en voir des exemples plus tard. Je m'attarde un peu sur le repo car c'est très discuté dans les actualités récemment. J'y ai fait référence dans mon post sur la monnaie. Un repo est une transaction spot (actif contre capital) plus un contrat forward pour que l'actif soit racheté à une période future. C'est une façon pour une institution financière d'emprunter de l'argent à une autre (souvent pour une très courte période, parfois 24h), comme la banque centrale, sans que l'autre partie ne prenne quelconque risque, tant est que l'actif échangé soit fiable, comme un bon du trésor. La banque centrale injecte des liquidités temporairement, elles reviennent dans ses coffres le jour suivant. Ce n'est pas comme le Quantitative Easing où l'actif est définitivement acheté par la banque centrale et l'argent est injecté durablement dans le système. La banque centrale fait des repo pour imposer pratiquement par la force les taux qu'elle veut transmettre au reste de l'économie, surtout lorsque les banques commerciales ne se font plus confiance et font grimper leurs taux au-delà des limites définies par la banque centrale. Les couvertures de défaillance servent à rembourser les détenteurs d'obligations lorsque l'entreprise sous-jacente fait défaut (c'est un contrat d'assurance).
Synthèse de l'organisation et de la classification des marchés
D – Les marchés selon les types d’actifs
Le marché monétaire (que j’ai couvert en détail dans mon post précédent) est le marché où les liquidités excédentaires sont prêtées pour une période courte aux entreprises, particuliers ou Etats qui en ont besoin, moyennant une rente nommée intérêt. je vous renvoie à mon post sur le sujet
Le marché de la dette long-terme est là où se financent les participants qui veulent des fonds pour une période supérieure à deux ans, moyennant intérêts. On appelle le marché où s’échange entre investisseurs la dette long-terme le marché obligataire. On a des obligations de différents types en fonction des intérêts versés ou des options attachées à l'obligation. Une obligation a un principal et un coupon (l'intérêt versé périodiquement). Une obligation sans coupon est un zéro-coupon et au lieu de verser un intérêt, on prête initialement une somme au débiteur qui est inférieure au principal qu'il doit rendre à la fin du contrat. Le principal peut être remboursé progressivement comme pour une dette immobilière (amortissement) ou en totalité d'un coup à la fin du contrat (bullet bond). Le coupon peut être à taux fixe ou variable. Si c'est variable ce sera en général le LIBOR + une petite prime de risque/liquidité ou bien une grosse prime - le LIBOR. Comme on peut revendre des obligations sur le marché secondaire, leur prix va varier en fonction du risque que le débiteur fasse défaut et des taux. Si les taux en vigueur aujourd'hui sont meilleurs que celui de votre obligation, sa valeur relative décroît. C'est pour cela que les obligations d'Etat ont un risque de prix sur le marché secondaire et ne sont pas sans risque, le risque de défaut n'est pas le seul risque d'une obligation. Une des propriétés vertueuses des obligations est la convexité, en termes simples, une obligation peut plus facilement prendre de la valeur si les taux baissent, qu'elle ne peut en perdre si les taux augmentent. On trouvera sur le marché des dérivés des couvertures de défaillance (CDS), des repo et des swaps pour échanger des taux fixes contre des taux variables, ainsi que des mortgage-backed-securities (MBS) qui regroupent de nombreux crédits immobiliers d'une banque régionale ou des collateralized-debt-obligations (CDO) qui regroupent des crédits et d'autres instruments financiers pour produire un actif complexe avec un risque personnalisé (souvent très élevé). Ce sont les CDO, les MBS et les CDS qui ont causé la crise de 2008 comme les agences de notation n'ont pas fait leur rôle et ont sous-estimé le risque de ces produits.
Le marché action est le marché où s’échangent les parts des entreprises. Une action représente la valeur résiduelle des profits (ou de la liquidation) d’une entreprise une fois que tous les créanciers (l’Etat compris) sont payés. Certaines actions ont des droits de votes, d’autres non. Elles versent une rente appelée dividendes, qui sont variables en fonction des résultats de l’entreprise ainsi que de ses besoins en capital. Une définition alternative d’une action est une dette à durée indéterminée/illimitée. En bourse on va calculer la valeur intrinsèque de l'action en faisant la somme des dividendes futurs qu'on espère plus le prix de cession espéré divisisés par un taux qui représente le risque de l'investissement et le retour minimum qu'on attend en échange. Alternativement on calcule la valeur liquidative des actifs de l'entreprise moins sa dette si on pense qu'elle va faire faillite. Plus un dividende est éloigné dans le temps, moins il comptera dans la valeur intrinsèque, puis si l'on estime que le risque est élevé, les dividendes lointains ne comptent quasiment pas. Si on pense que le marché est efficace, deux autres méthodes populaires existent, la première est appelée les multiples. En gros on regarde les entreprises comparables et on calcule ler prix divisés par leurs revenus par exemple, puis on multiplie les revenus de l'entreprise qu'on analyse par ces multiples pour avoir une idée de sa valorisation relative. Sinon, on regarde à quel point l'action varie en même temps que le restedu marché. Si l'action varie moins fortement que le marché, on lui donne une valeur plus grande, inversement si elle varie plus fortement on baisse sa valeur car on considère que c'est une action risquée. Hors bourse, il y a plusieurs méthodes. Si l'entreprise est toute nouvelle on va surtout valoriser la compétence des entrepreneurs pour estimer le risque, si l'entreprise gagne déjà de l'argent mais ne verse pas de dividendes on va regarder ses flux de trésorerie et son EBITDA. On classifie les actions en fonction des secteurs industriels, du prix par rapport aux revenus nets, flux de trésorerie et aux dividendes (Value et Growth) ainsi qu'en fonction de leur capitalisation boursière. On trouvera ici nos options, mais aussi des indices boursiers qui font la moyenne des rendements (en terme de prix et de dividendes) d'un groupe d'actions, soit à part égale pour chaque entreprise, soit pondérée par leur capitalisation boursière ou leurs prix par action individuelle. Ces indices sont suivis par des fonds indiciels, qui peuvent être soit des fonds mutuels (achetés en gré-à-gré) ou des ETF (achetés en bourse/courtiers). On trouvera ici nos options, nos warrants, des equity swaps (échange de dividendes par exemple) ou des total return swaps (pour les ETF synthétiques, voir mon post sur le sujet).
On notera que le marché action et le marché obligataire forment le marché dit des capitaux.
Le marché des changes (Foreign Exchange ou tout simplement ForEx en anglais) est le marché qui fait jonction entre les différentes économies et permet de convertir une monnaie en une autre – la monnaie ne verse pas de rente mais est sujette à l’inflation/déflation de l’économie qu’elle représente. L’offre et la demande d’une monnaie est déterminée par l’attractivité de l’économie – si beaucoup d’investisseurs étrangers veulent y investir, la demande pour la monnaie va croître et sa valeur relative va s’apprécier, ou bien si des ressortissants d'un pays veulent renvoyer des liquidités chez eux. Alternativement certaines monnaies sont fixées à d’autres monnaies ou, rarement aujourd’hui, fluctuent en fonction du prix de certaines matières premières et de la quantité d'icelles possédée par la banque centrale par rapport à la demande de la monnaie. Dans le cas des cryptomonnaies, en plus de la demande et l'offre de monnaie, on valorise aussi la qualité des services, la capacité de calcul allouée et coût pour effectuer les transactions. Ici on peut faire des swaps de monnaie, en gros simuler le coût d'un échange de monnaie sans s'échanger réellement la monnaie. Ca permet de couvrir le risque de change sans passer par le marché classique.
Le marché alternatif est composé de plusieurs marchés comme le marché des matières premières (représenté par les bourses de commerce) où s’échangent métaux précieux, l'énergie, le pétrole et blé entre autres, le marché des fonds d’investissement à stratégies alternatives type private equity/venture capital/hedge fund avec des stratégies impossibles à réaliser pour des particuliers seuls, le marché de l’immobilier – où la rente est appelée loyer, le marché des œuvres d’art, du vin et j’en passe et des meilleurs. Sur les matières premières on va aussi trouver des indices de prix (commodity indexes), des futures sur l'or, des options sur la météo et des forwards sur des matières exotiques. L'immobilier est classé en plusieurs catégories comme le résidentiel, le commercial et les bureaux, les actifs peuvent être détenus en direct ou à travers des fonds privés ou cotés.
En résumé
Voilà une synthèse de la finance aujourd'hui. J'ai omis des sujets comme la FinTech car cela sort du propos, mais, tant est que la modération l'accepte, je vais publier une brève histoire de la finance qui comprendra cela. J'ai fait exprès d'aborder certains sujets sans trop les creuser, notamment les bulles financières, car je préfère répondre à des questions précises plutôt que de me lancer dans une explication qui va perdre tout le monde. Je n'ai pas eu le temps de faire tous les graphiques et schémas que je voulais mais si vous en voulez en particulier ce sera avec plaisir. Si vous voulez des sources pour des éléments particuliers hésitez pas, j'ai toute une bibliographie d'articles et de livres. Merci à ceux qui m'ont encouragé à écrire ce post.
submitted by Tryrshaugh to france [link] [comments]

Les Exchange Traded Funds, les comprendre et savoir les comparer

Bonjour à tous et à toutes,
Je sais que le sub est très friand des ETFs, pour de bonnes raisons la plupart du temps. C'est pour cette raison que je me permets de faire un post pour éclaircir le fonctionnement de ces fonds, comment ils atteignent des frais de gestion plus bas que les fonds mutuels classiques, comment faut-il choisir ses ETFs, les différents types d'ETFs, les risques associés et finalement comment est-ce qu'ils peuvent s'inscrire dans des stratégies passives et actives. J'espère que ma démarche est en lien avec l'esprit de la communauté et que cela ne pose pas de problèmes avec la modération. Je ne ferai aucune recommandation de produits en particulier car c'est surtout un post à visée pédagogique. Hormis ce que j'ai appris dans les cours de master, je me suis servi d'un rapport de l'AMF de 2017 pour compléter certains détails, que je vous conseille de lire : LES ETF : CARACTERISTIQUES, ETAT DES LIEUX ET ANALYSE DES RISQUES - LE CAS DU MARCHE FRANÇAIS.
Partie 0 : Les indices boursiers.
Un indice boursier est un indicateur qui est en général la moyenne pondérée des prix ou la valorisation de différents actifs financiers. De nos jours, la méthode la plus classique est d'utiliser la "float adjusted market capitalization" comme poids dans l'indice. Il s'agit de multiplier le nombre d'actions cotées en bourse d'une entreprise par leur prix unitaire. Ainsi, une entreprise qui a 10 000 000 d'actions dont 4 000 000 cotées en bourse à 50 euros l'unité aura un poids de 4 000 000 x 50 = 200 000 000 d'euros dans l'indice. En faisant la somme des poids et en divisant le poids d'une entreprise par le total on obtient le poids en pourcentage dans l'indice. Un indice peut inclure ou exclure les dividendes dans le calcul et il y a des indices qui suivent certaines tailles d'entreprises, des entreprises incorporées dans certaines régions géographiques, des industries, ou bien parfois des entreprises qui rentrent dans des stratégies particulières (multifacteur entre autres). Un ETF cherche à répliquer en temps réel un indice boursier, ainsi on aura plusieurs ETF en compétition sur des indices comme le S&P500, le Nasdaq, le CAC 40 etc...
Partie 1 : le fonctionnement des ETF
A - Les marchés primaires et secondaires des ETF
Un ETF constitue son inventaire de valeurs mobilières sur un marché primaire OTC (hors marché boursier, avec des broker-dealers autorisés) en publiant chaque jour ce qu'on nomme un "creation basket", c'est-à-dire un panier d'actions, d'obligations ou autres correspondant à l'indice ou l'exposition que veut répliquer le fonds. Certains broker-dealers ont le droit d'échanger avec l'ETF ces paniers pour des actions du fonds, ou échanger des actions du fonds pour ces paniers à la fin de la journée. Des broker-dealers (des banques par exemple) suivent en direct la valeur de ces valeurs mobilières en bourse et achètent à la fois les paniers en gros lots de plusieurs milliers et des parts de l'ETF pour les échanger à la fin de la journée. Comme il s'agit d'un échange de valeurs mobilières et que les éventuels gains de plus-value ne sont pas réalisés, l'échange n'est pas imposable, ce qui participe à l'efficacité du fonds. C'est le broker-dealer qui absorbe les coûts de transaction des actifs sous-jacent, à la différence d'un fonds mutuel où c'est le fonds qui paye, ce qui se reflète dans la performance du fonds.
Concrètement, lors de l'ouverture du marché boursier, qui est le marché secondaire, le cours de l'ETF sera légèrement différent de son "creation basket". On dit qu'il se vend à un "discount" s'il est moins cher que la valeur liquidative des actifs sous-jacents (on nomme la valeur du sous-jacent Net Asset Value) et à un "premium" s'il est plus cher que le NAV. S'il est à un discount, le broker-dealer va vendre des "creation baskets" et acheter des parts du fonds et encaisser la différence de prix à la fin de la journée. Ce faisant il rapproche la valeur de l'ETF au NAV (acheter en bourse pousse les prix à la hausse, vendre baisse les prix). Si l'ETF est à un premium, le broker-dealer vendra ses parts de l'ETF et achètera les creation baskets. Toutefois, comme il existe des coûts de transaction non-négligeables en bourse, il faut que la différence de prix soit suffisante pour qu'un broker-dealer décide de le faire. Le broker-dealer est ce qu'on appelle un arbitragiste, il ne prend aucun risque en faisant ces transactions et a un gain assuré, cela est possible uniquement grâce aux économies d'échelle que peuvent réaliser certaines institutions financières. La différence entre le prix d'achat et de vente de l'ETF en bourse (bid-ask spread) sera d'autant plus grande que les coûts de transaction des broker-dealers sera grand et que les prix des actifs sous-jacents du creation basket seront volatiles.
On appelle ce procédé "creation redemption" (je n'ai pas trouvé le terme en français).
B - Les frais de gestion
Par rapport à un fonds mutuel, la gestion est différente. En premier lieu les actionnaires des ETFs ne sont pas enregistrés, il n'y a pas de gestion de dossiers. Ensuite les frais de communication sont bien moindres, il n'y a pas besoin d'attirer des actionnaires en vendant sa stratégie. Enfin, il n'y a pas ou presque pas de recherche active pour analyser quotidiennement les entreprises, donc des frais d'analystes en moins.
Il n'y a que très rarement des cessions d'actifs par le fonds, un ETF qui suit un indice et qui change légèrement sa liste d'entreprises tous les ans ne cédera qu'une petite partie de ses actifs, comparé à un fonds mutuel qui fait soit de la gestion active, soit des recalibrages dans sa gestion passive. Cela veut dire beaucoup moins d'impôts sur les éventuelles plus-values mobilières.
C - Le "tracking error"
La différence entre le rendement de l'ETF et celui de l'indice ou des actifs sous-jacents est appelée "tracking error" ou erreur de réplication en français. Dans l'idéal cette différence est égale aux frais de gestion de l'ETF. Dans la réalité il y a plusieurs raisons pour laquelle cela est plus important. En premier lieu, certains indices sont trop compliqués à répliquer, surtout quand il s'agit d'ETFs qui suivent des indices obligataires, car il n'y a pas toujours assez de stock de sous-jacent disponible sur le marché secondaire. Typiquement certaines obligations sont achetées sur le marché primaire et jamais revendues sur le marché secondaire, dans ce cas l'ETF n'a aucune façon optimale de les obtenir. Lors des changements de l'indice, l'ETF peut prendre quelques jours à liquider et acquérir les valeurs mobilières qu'il faut, ce faisant déviant d'icelui. Parfois les méthodes comptables du fonds créent un décalage avec l'indice dans la valorisation des valeurs mobilières. Enfin s'il s'agit d'un ETF basé dans un pays différent que les actifs qu'il suit, des impôts sur les dividendes peuvent jouer aussi. Sur ce point, le bid-ask spread susmentionné joue aussi, et quand on a des actifs distribués sur plusieurs marchés financiers qui sont ouverts à des heures différentes fait qu'il n'est pas toujours simple de faire les opérations de creation redemption pour ajuster le prix de l'ETF.
Sur le court-terme, les fonds mutuels sont plus intéressants parce qu'on a l'avantage de ne pas avoir à payer les frais de transaction de l'achat en bourse et que le prix d'achat des parts d'un fonds mutuel reflète directement le prix en fin de journée des sous-jacents, contrairement à l'ETF qui peut être à un premium comme expliqué plus haut. Si l'on a l'intention de détenir l'ETF longtemps, les frais de gestion moindres compensent ces coûts initiaux.
Partie 2 : Types d'ETFs et risques associés
A - risques généraux
Une chose importante à avoir à l'esprit est que la liquidité de l'ETF détermine une bonne partie du coût de transaction. Elle se détermine en regardant le volume moyen des transactions quotidiennes des parts de l'ETF et par le bid-ask spread médian sur l'année en proportion du prix de l'ETF. Cela représente votre risque de liquidité. Par ailleurs, si les actifs sous-jacents sont hors de la zone euro, il existe un risque de change et certains ETFs peuvent le couvrir, ce faisant réduisant modifiant votre rendement final. A vous de déterminer ce qui vous convient le mieux en fonction de votre appétence au risque. Certains ETFs utilisent des produits financiers dérivés OTC (hors marché, non sécurisés par une tierce partie), il existe un léger risque que les contreparties ne remplissent pas leurs obligations en cas de défaut - les plus concernés étant les ETFs synthétiques. Un risque non-négligeable est lié au prêt de titres par les ETFs aux vendeurs à découvert qui peuvent faire faillite et ne pas rendre les valeurs mobilières à l'ETF. Enfin il y a un risque de fermeture du fonds ou de son exclusion d'un support comme le PEA, ce qui causera une liquidation et des impôts à payer. Cela peut être dû à des décisions des autorités des marchés financiers, une compétition trop grande sur l'indice qui ne le rend pas assez rentable pour le management, une fusion-acquisition de son entreprise mère avec d'autres fonds qui existent sur le même indice, ou un manque de sous-jacent.
B - Les risques propres à certains types d'ETFs
Les ETFs obligataires sont assez spéciaux. Comme je l'ai déjà dit, il y a un risque que certaines obligations ne puissent être obtenues sur le marché, ce qui pourra faire dévier le rendement de l'ETF de l'indice suivi ou dans un cas extrême causer la fermeture du fonds. S'il s'agit de dette non-sécurisée il existe bien évidemment le risque de défaut du débiteur, qui ne sera pas couvert.
Les ETFs synthétiques sont une bête à part entière. Au lieu d'acheter directement les valeurs mobilières, ils achètent des actions très liquides et font ce qu'on appelle un "total return swap" avec une banque d'investissement qui elle détient les actions que cherche à répliquer l'ETF. Le total return swap fonctionne de la façon suivante : régulièrement, les plus-values non réalisées et les dividendes des actions détenues par l'ETF et par la banque d'investissement sont comptabilisés, puis la différence est calculée entre leurs rendements. Si les actions détenues par l'ETF sont plus rentables, alors il versera la différence à la banque et vice versa. De cette façon il y a une réplication exacte de l'indice souhaité par l'ETF (sans discount ou premium) sans avoir à détenir les actions directement. Le risque que j'ai évoqué plus haut est que la banque d'investissement fasse défaut - à vous de juger si c'est probable ou non. En passant c'est ce qui permet de rendre les ETFs d'indices non-européens éligibles au PEA, comme l'ETF détiendra au moins 75% d'actions européennes et fera un swap pour des actions étrangères non-éligibles.
Les ETFs avec effet de levier (y compris inversés) sont extrêmement risqués. Certains investisseurs ne comprennent pas leur fonctionnement et pensent qu'il s'agit d'une multiplication de leur rendements annuels par l'effet de levier. Or ce n'est le cas, ce sont leurs rendements au quotidien qui sont multipliés, de telle sorte que la volatilité affecte beaucoup le rendement obtenu. Par ailleurs à cause de leur utilisation de produits dérivés à terme ils sont moins liquides que les fonds classiques.
Partie 3 : Les ETFs dans les différentes stratégies d'investissement
A - Gestion passive
A mon humble avis c'est le cas qui concerne le plus les utilisateurs du sub. En gestion passive on peut se servir directement de l'ETF pour obtenir une exposition diversifiée à une classe d'actif, comme les actions, les obligations, l'immobilier, les changes, les contrats à taux futurs matières premières (que je déconseille aux non-initiés, en passant) une région du monde etc... ou n'avez pas assez de temps ou de connaissances pour sélectionner des actifs vous-mêmes ou bien vous n'avez pas assez de capital pour avoir un portefeuille diversifié dans ces catégories. Par ailleurs vous pouvez vous en servir pour recalibrer votre épargne si par exemple au bout d'un certain moment une classe d'actif surperforme par rapport aux autres et que vous voulez retrouver la répartition initiale. Vous pouvez vous en servir pour augmenter facilement votre exposition au risque en achetant des ETFs avec des indices plus volatiles. Il existe aussi des ETFs gérés activement, mais il faut prendre plus de temps pour les analyser pour voir si leur stratégie vous convient. Quoi qu'il en soit, pour récapituler ce qui a été dit dans d'autres sections, il faut toujours regarder la liquidité de l'ETF, ses frais de gestion, sa volatilité sur le long-terme et déterminer si c'est bien en accord avec votre stratégie.
B - Gestion active
Le stock picking est très rarement plus rentable que les indices, à volatilité constante, mais il y a toujours des adeptes. Pour ceux qui ont le temps, les connaissance et la confiance pour faire de la gestion active, les ETFs ont toujours une utilité. Pour ceux d'entre vous qui utilisent des modèles multi-facteur macroéconomiques, les ETFs permettent de vous exposer facilement aux facteurs surprise en cas de mispricing des marchés (croissance, inflation etc...). Pour ceux qui se servent de modèles fondamentaux, on peut facilement s'exposer davantage au large ou au small avec un ETF, voir à d'autres facteurs fondamentaux (growth, value, momentum, quality etc...) en choisissant les catégories qui surperforment selon votre modèle. Selon vos prévisions court-terme vous pouvez facilement accéder aux actions d'un pays en particulier avec un investissement relativement faible. Enfin vous pouvez vous en servir pour couvrir certaines opérations court-terme avec des ETFs en matières premières ou à faible volatilité par exemple. Autre possibilité, vous voulez rentrer dans un nouveau secteur que vous trouvez intéressant, vous n'avez pas le temps de faire du stock picking, vous pouvez d'abord acheter l'ETF et peu à peu le revendre pour acheter des actions du secteur qui vous intéressent.
Si j'ai écrit des choses fausses ou inexactes, je vous prie de commenter ce post.
submitted by Tryrshaugh to vosfinances [link] [comments]

[Pour les nuls (comme moi)] Les références des etfs CW8, SP500 et AEEM... (et leur version avec couverture en devise)

Salut,
tout est dans le titre. On parle souvent de CW8, SP500 et AEEM sur le sub mais pour un néophyte, il est souvent difficile de trouver le bon ETF à acheter. Et quand on passe son premier ordre on claque un peu des fesses quand on appuie sur "acheter" :-)
Alors je veux juste ici donner les liens boursorama de ces ETFs. Si vous pensez qu'on peut ajouter d'autres ETFs sympas, on peut aussi regrouper les liens ici pour les mettre dans le wiki sur les modos sont OK.
  1. Pour être sûr que j'ai acheté les bons
  2. Pour partager avec les autres "nuls"
Je mettrai à jour les liens en fonction des réponses. Je ne liste que les ETFs accessibles en PEA. Les frais sont ceux affichés sur Boursorama.
 

MSCI World

L'objectif d'investissement est de répliquer la performance du MSCI WORLD Index (Code bloomberg MSDEWIN). L’indice MSCI World est un indice d’actions représentatif des marchés des grandes et moyennes capitalisations des pays développés. Dividendes nets réinvestis.
 
isin Nom 2014 2015 2016 2017 2018 Frais Risque
LU1681043599 CW8 AMUNDI MSCI WORLD UCITS ETF-EUR 19,2% 10,7% 10,7% 7,4% -4,2% 0,28% 5/7
 

S&P 500 (USA)

L'objectif d'investissement est de répliquer la performance de l'indice S&P 500 Net Total Return (code Bloomberg: SPTR500N). L'indice est représentatif de la performance des 500 actions de large capitalisation boursière traitées aux Etats-Unis. Dividendes nets réinvestis.
 
isin Nom 2014 2015 2016 2017 2018 Frais Risque
FR0011871128 PSP5 Lyxor PEA S&P 500 UCITS ETF - Capi. 12,2% 15,1% 6,9% 0,3% 0,15% 5/7
LU1681048804 500 AMUNDI S&P 500 UCITS ETF - EUR 28,9% 12,3% 14,8% 6,7% 0,2% 0,15% 5/7
FR0011550185 ESE BNP PARIBAS EASY S&P 500 UCITS ETF 29,8% 13,1% 14,8% 7% 0,4% 0,15% 5/7
 
Version avec couverture du risque de change:
Attention: il ne semble pas éligible en PEA (J'ai essayé chez Boursorama...)
Afin de couvrir le risque de change USD/EUR sur la classe d'actions Couverte en EUR - Capi couvertes quotidiennement, le fonds utilise une stratégie de couverture quotidienne qui réduit l'impact des mouvements entre lq devise de l'indice de référence et la devise de la classe d'actions.
 
isin Nom 2014 2015 2016 2017 2018 Frais Risque
FR0011871136 PSPH Luxor PEA S&P 500 UCITS ETF - Couverte en EUR - Capi. 0,15% 5/7
 
Petites entreprises USA:
L'objectif d'investissement est de répliquer la performance de l'indice Russell 2000 (code Bloomberg: RU20N30U). L'indice est représentatif de 2 000 titres de sociétés à petites capitalisations négociés sur les bourses américaines. Dividendes nets réinvestis.
 
isin Nom 2014 2015 2016 2017 2018 Frais Risque
LU1681038672 RS2K AMUNDI RUSSELL 2000 UCITS ETF - EUR 5,9% 24,3% 0,4% -6,8% 0,35% 6/7
 

MSCI Europe

L'objectif d'investissement est de répliquer la performance du MSCI Europe Index (Code Bloomberg: MSDEE15N). L’indice MSCI Europe est un indice d’actions représentatif des marchés des grandes et moyennes capitalisations des 15 pays développés d’Europe. Dividendes nets réinvestis.
 
isin Nom 2014 2015 2016 2017 2018 Frais Risque
LU1681042609 CEU AMUNDI MSCI EUROPE UCITS ETF - EUR 7% 8,4% 2,7% 10,4% -10,4% 0,15% 5/7
IE00BKWQ0Q14 ERO SPDR MSCI Europe UCITS ETF 8,3% 2,7% 10,4% 0,25% 5/7
 

STOXX 600 (EUROPE)

L'objectif d'investissement est de répliquer la performance du STOXX Europe 600 (Code Bloomberg: SXXR). L’indice STOXX Europe 600 est un indice d’actions représentatif des 600 premiers titres des pays développés d’Europe. Dividendes nets réinvestis.
 
isin Nom 2014 2015 2016 2017 2018 Frais Risque
LU1681040223 C6E AMUNDI STOXX EUROPE 600 UCITS ETF - EUR 7,3% 9,9% 1,8% 10,7% -10,7% 0,18% 5/7
FR0011550193 ETZ BNP PARIBAS EASY STOXX EUROPE 600 UCITS ETF 7,9% 9,9% 0,2% 11,1% -10,7% 0,2% 5/7
 
Petites entreprises européennes.
L'objectif d'investissement est de répliquer la performance du MSCI Europe Small Cap Index.
 
isin Nom 2014 2015 2016 2017 2018 Frais Risque
IE00BKWQ0M75 SMC SPDR MSCI Europe Small Cap UCITS ETF 23,6% 0% 18,7% 0,30% 5/7
 

TOPIX (JAPON)

L'objectif d'investissement est de répliquer la performance de l'indice TOPIX (Code Bloomberg: TPXDDVD). L’indice TOPIX est un indice d’actions représentatif des principaux titres négociés sur le marché japonais. Dividendes nets réinvestis.
 
isin Nom 2014 2015 2016 2017 2018 Frais Risque
LU1681037609 TPXE AMUNDI JAPAN TOPIX UCITS ETF - EUR 5,8% 10,5% -9,9% 0,2% 6/7
 

MSCI EMERGING MARKETS

L'objectif d'investissement est de répliquer la performance du MSCI Emerging Markets (Code Bloomberg: NDUEEGF). L’indice MSCI Emerging Markets est un indice d’actions représentatif des marchés des grandes et moyennes capitalisations des pays émergents. Dividendes nets réinvestis.
 
isin Nom 2014 2015 2016 2017 2018 Frais Risque
LU1681045370 AEEM AMUNDI MSCI EMERGING MARKETS UCITS ETF-EUR 10,7% -5,6% 14,2% 20,2% -10,7% 0,1% 6/7
FR0011440478 PLEM Lyxor PEA Emergents UCITS ETF - Capi. -6% 13,8% 19,8% -11% 0,55% 6/7
 
submitted by LeJobber to vosfinances [link] [comments]

Transferer une somme consequente depuis l etranger

Bonjour. Je rentre en france apres 10 ans d australie et j ai une somme assez consequente a transferer, plusieurs options: 1/ j ai deja un compte interactive brokers. avec ce transfer je doublerai mes investissements. j ai deja eu une sacree mauvaise experience en doublant mes investissements en eft us litterallement la veille du commencement de retournement des marches. j aimerai eviter. 2/ je transfere en france. quid d un transfer etale pour eviter les risques de change? quels supports utiliser pour cela. l idee sera ensuite de maxer une ou deux av merci gro
submitted by Grogounet to vosfinances [link] [comments]

Clarence Rodriguez : "Le prince héritier prend des risques inconsidérés pour que l'Arabie saoudite change"

Clarence Rodriguez : submitted by GrenobleLyon to france [link] [comments]

travailleur étranger qui change d'employeur au cours de sa 1 ere année (risques ?)

Bonjour, je suis ingénieur informatique tunisien , en france depuis 5 mois , j'ai un VLS-TS titre séjour salarié valable une années,j'ai changé mon employeur qui m'a recruté ici suite à la non validation de la période d'essaie , maintenant je suis avec une autre ssi , si je ferai un renouvellement de titre de séjours je risquerai d'avoir un refus ?
submitted by kbilel to france [link] [comments]

"La serveuse amoureuse" [récit ambulancier]

Cette petite intervention commence avec l'exaspération d'un restaurateur.
Sa serveuse d'une vingtaine d'années a en effet pris l'habitude de venir travailler dans un état d'ébriété plutôt avancé.
Elle a beau être jeune et jolie.
"Ca l'fait pas trop quand même."
(Surtout que cette auberge campagnarde est assez réputée pour ses fameux plats trippiers.)
Quand elle se présente cette fois-là en bégayant et en titubant de tout son corps, le gérant décide de passer à l'action.
Mais il hésite un peu...
Il pense d'abord appeler la gendarmerie, mais il ne souhaite pas lui créer plus de problèmes.
De la famille ou des amis ? Ça s'annonce compliqué, et peut-être pire que mieux.
Bon..
Il va appeler les pompiers... Ils pourront sûrement l'emmener parler à un médecin aux urgences ("à tout faire", soit dit en passant).
Les pompiers reçoivent l'appel, n'y voient aucune urgence vitale relevant de leurs compétences, basculent l'appel sur le centre 15, qui n'y voit aucune urgence vitale nécessitant la mobilisation d'une équipe médicale au grand complet.
Donc...
On envoie les "privés", ces "pseudos urgentistes bons à tout faire qu'on déclenche pour tout et n'importe quoi".
Allez, on est partis plus motivés que jamais pour de nouvelles aventures !
Le destin faisant bien les choses (?), je suis accompagné de mon collègue le plus à même de gérer ce genre de situation : un quinquagenaire en pleine fleur de l'âge, aux conquêtes aussi multiples que ses pensions alimentaires, et qui a de surcroît beaucoup de mal à voir la limite entre la "drague bien relou" et l'agression sexuelle caractérisée avec menace et port d'arme....
Le genre de mec pour qui femme en détresse rime avec paire de fesses........patiente en depression= fella....
Bref.... (#balancestonporc #metoo)
C'est donc pleinement confiant que j'arrive sur place (faudra juste gérer le collègue et le "canaliser").
Première constatation : la jeune femme n'a pas l'alcool violent pour un sou. D'humeur guillerette, elle est en effet complètement bourrée (même si d'autres substances médicamenteuses ou psychotropes pourraient rentrer en ligne de compte), et nous regarde avec ses grands yeux d'ange halluciné, vautrée sur une chaise au beau milieu de la salle du restaurant.
"Et les mecs, vous êtes pas maaaal !!!"
Elle éclate de rire ; on se la joue très pro.
"Bonjour jeune fille, nos sommes ici uniquement pour vous aider. Certaines personnes s'inquiètent pour vous !"
Le Chef et sa femme nous observent timidement de derrière le bar. Il est 17 heures, aucun client n'est heureusement présent.
"C'est meeeeeme pas les pompiers ??? Pfff....!! Mais vous êtes pas maaaal quand même !"
On ne tergiverse pas plus que de raison, on s'empresse de prendre les constantes pendant que la patiente est (plus que) coopérative.
"On va vous emmener voir un médecin, histoire de parler, de faire un ptit bilan."
"Avec vous, j'irai au bout du moonnnnde !"
Nous voilà fortement rassurés. Il n'y a qu'une vingtaine de minutes pour rejoindre l'hôpital le plus proche, le tour du monde risque d'être fortement écourté...
Je rappelle vite fait la régulation : patiente alcoolisée sur son lieu de travail, volontaire (!) et coopérante = direction les urgences. (Pourquoi faire me direz-vous, bah c'est comme ça....)
À partir de là, je n'existe plus... Mon collègue est désormais la seule chose qui compte aux yeux de la patiente. Elle le regarde avec amour, le tutoie comme s'ils se connaissaient depuis toujours, lui glisse quelques compliments, veut le toucher, l'embrasser. Au moins ça change des alcoolisés violents ou récalcitrants !
On s'installe dans l'ambulance, je laisse la jeune femme sous la responsabilité de mon binôme, tout en réglant mon rétro intérieur pour pouvoir le surveiller de près. Elle a bien du mal à tenir en place sur le brancard, ne cesse d'essayer d'agripper mon collègue avec passion, tente de l'embrasser sans relâche. Il arrive miraculeusement à esquiver tous ses assauts avec un professionnalisme qui me laisse bea d'admiration ! (moi qui me voyait déjà parrain neuf mois plus tard, c'est raté...)
(Bon, il lui promettra quand même de vivre une folle histoire d'amour avec elle et de venir la chercher plus tard à l'hôpital, choses qu'il ne fera évidemment pas.)
On arrive aux urgences, la jeune femme change d'attitude. Son calme et sa bonne humeur éthylique laissent la place à la panique et à l'énervement.
Elle hurle : "Me laissssez paaaas !!! Je veux rester avec mon Amouuuuur ! Il m'a promis ! Mon Amouuuuur, revieeeeeens !!"
Mon collègue lui fait ses adieux comme dans un mauvais film à l'eau de rose, manquent que les violons et les chandelles et on y est. Elle lui refait promettre qu'il viendra la sauver dès qu'il pourra, il joue le jeu de l'amant éperdu. Je regarde cette scène pathétique avec amusement et circonspection....
À peine a-t-on tourné les talons que les cris reprennent de plus belle :
"Laissez moi tranquiiiiiillle !! Mon Amoooooouuuur, revieeeeens, sauves moiiiiiiii !!"
Peine perdue, cette fois on est partis pour de bon, laissant les collègues des urgences se débrouiller pour trouver un autre prince à notre Belle Au Bois Bourré...
submitted by elleoce to france [link] [comments]

A propos de séparatisme et de cancel culture, un quiz (partie 2)

Le président vient d'annoncer les contours d'une grande loi contre "le séparatisme", dont les mesures exactes seront révélées prochainement. Si l'on résume, les séparatistes vivent de leur côté (partie 1) et ne respectent pas la loi : ils commettent notamment des violences à l'encontre des femmes.
Voici un quiz sur le sujet. (Il comporte 35 questions, si vous voulez noter votre score. Cela devrait vous prendre un quart d'heure environ).
[Content Warning : ce post évoque les violences sexuelles et intrafamiliales, entre autres types de délits et crimes graves]
[Les sources sont à retrouver dans la partie commentaires. Dans un souci d'alléger le post.]
1) Quelle catégorie de délinquance a vu le nombre de plaintes augmenter le plus en 2019 en France ?
A)homicides ; B)coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans ou + ; C)escroqueries ; D)violences sexuelles
Réponse D, les violences sexuelles, encore en hausse, de +12%. A) +4% ; B) +8% résultant essentiellement de la hausse des violences intrafamiliales enregistrées (+ 14 %) ; C) +11%.
2) Quel pourcentage des pensions alimentaires sont totalement ou partiellement impayées en France ?
A)Entre 0% et 10% ; B)Entre 10% et 20% ; C)Entre 20% et 30% ; D)Entre 30% et 40%
Réponse D, entre 30% et 40%. Combien des auteurs de cette infraction sont condamnés chaque année ? Il semblerait que ce soit moins de 10%.
3) Quel pourcentage de femmes ont été victimes de harcèlement sexuel au travail en France ?
A)8% ; B)20% ; C)32% ; D)50%
Réponse B, 20% ou C, 32%.
4) Quel motif vaut exclusion du groupe LREM à L'Assemblée nationale ?
A)accusée de harcèlement moral ; B)accusé de harcèlement ; C)condamné pour harcèlement sexuel ; D)vote non-conforme à la ligne du parti
Réponse D, Sébastien Nadot avait voté contre le budget et Martine Wonner contre le plan de déconfinement. Y aura-t-il récidives de la part du parti lors du vote de la loi "séparatismes" ?
5) Quel pourcentage de femmes déclarent avoir été victimes de harcèlement sexiste dans l'espace public en France ?
A)59% ; B)68% ; C)77% ; D)86%
Réponse D, 86%.
6) Combien d'amendes pour outrage sexiste ont été dressées, selon Marlène Schiappa ? (depuis la mise en place de cette mesure contre le harcèlement de rue, à l'été 2018)
A)142; B)1723 ; C)11 619 ; D)144 319
Réponse B, 1723, en 2 ans environ. Cf source récente après la question suivante. (Autre chiffre avancé : 713 en un an).
7) Combien d'amendes pour consommation de stupéfiants ont été dressées lors de la première journée de généralisation de cette mesure, selon Gérald Darmanin ? (à la rentrée 2020)
A)50 ; B)150 ; C)200 ; D)250
Réponse C, 200. Et 1800 en une semaine.
8) Quel pourcentage de Français se prononcent pour l'obligation du soutien-gorge pour les lycéennes, selon un sondage Ifop pour Marianne ?
A)4% ; B)26% ; C)48% ; D)66%
Réponse D, 66%. (73% des musulmans, 70% des catholiques non pratiquants, 56% des personnes se disant "très féministe"=.
9) Quel pourcentage de femmes en France déclarent avoir été victime de viol ou tentative de viol au cours de leur vie ?
A)0,93% ; B)3,94% ; C)5,76% ; D)14,47%
Réponse C, 5,76%. 3,26% victimes de viol, 2,50% victimes de tentative de viol.
10) Quel pourcentage d'hommes en France déclarent avoir été victime de viol ou tentative de viol au cours de leur vie ?
A)0,93% ; B)3,94% ; C)5,76% ; D)14,47%
Réponse A, 0,93%. 0,47% victimes de viol, 0,46% victimes de tentative de viol.
11) Dans quel groupe d'âge se situe la majorité des victimes (féminines et masculines) de viol et tentative de viol ?
A)0 à 10 ans ; B)11 à 14 ans ; C)15 à 17 ans ; D)18 à 24 ans
Réponse A, les victimes de viol et tentative de viol sont en majorité des enfants de moins de 10 ans. 34,1% des victimes masculines et 27% des victimes féminines.
12) Quel pourcentage des auteurs de violences sexuelles sur des victimes féminines sont des hommes ?
A)56,4% ; B)68,3% ; C)85,6% ; D)97,2%
Réponse D, 97,2%. Et 1,6% des auteurs sont un groupe formé d'homme(s) et de femme(s), 0,3% une ou des femme(s).
13) Quel pourcentage des auteurs de violences sexuelles sur des victimes masculines sont des hommes ?
A)56,4% ; B)68,3% ; C)85,6% ; D)97,2%
Réponse A, 56,4%. 28,8% des auteurs sont une ou des femme(s), 10,4% un groupe formé d'homme(s) et de femme(s).
14) En France entre 2005 et 2016, les condamnations pour viol ont...?
A) baissé de 44% ; B) baissé de 23% ; C) augmenté de 23% ; D) augmenté de 44%
Réponse A, baissé de 44%. Dans le même temps le nombre de plaintes pour viol avait augmenté de 65%. Avant Me Too. ("C’est un fait social massif, du genre à interpeller des pouvoirs publics [et médias de droite], d’habitude prompts à réagir sur les questions de sécurité. Pourtant, cette chute n’a suscité aucune réaction du gouvernement."
15) En France quelle proportion des plaintes pour viol poursuivies sont correctionnalisées ? (= jugées comme un délit et non comme un crime)
A)entre 0% et 20% ; B)entre 20% et 40% ; C)entre 40% et 60% ; D)entre 60% et 80%
Réponse D, entre 60% et 80% selon les juridictions. Quelle proportion des plaintes pour viol sur mineure sont requalifiées en "atteinte sexuelle" ? On attend le rapport d'évaluation confié à Alexandra Louis, qui a plus d'un an de retard.
16) Quelle proportion des accusés de viol jugés aux assises en France appartiennent aux milieux populaires ?
A)50% ; B)70% C)80% ; D)90%
Réponse D, plus de 90%. A 41% des chômeurs, invalides ou précaires ; 7% de cadres.
17) Quel pourcentage de Français seraient favorables à ce que la loi prévoie un seuil d'âge minimum en dessous duquel un acte de pénétration sexuelle par une personne majeure sur une personne mineure soit automatiquement considéré comme un viol ?
A)48% ; B)73% ; C)81% ; D)93%
Réponse C, 81%.
18) Quel pourcentage de Français considèrent qu'il est plus difficile pour les hommes que pour les femmes de maîtriser leur désir sexuel ?
A)37% ; B)47% ; C)57% ; D)67%
Réponse C, 57%.
19) Quel pourcentage de Français pensent qu’à l’origine d’un viol, il y a souvent un malentendu ?
A)12% ; B)22% ; C)32% ; D)42%
Réponse C), 32%.
20) Quel pourcentage de Français estiment que la responsabilité du violeur est atténuée si la victime a eu une attitude jugée provocante en public ?
A)32% ; B)42% ; C)52% ; D)62%
Réponse B, 42%.
21) Quel pourcentage de Français pensent que si une victime se défend vraiment, elle fait fuir le violeur ?
A)13% ; B)23% ; C)33% ; D)43%
Réponse D, 43%. Pour 30% (vs 27% en 2016) si la victime ne réagit pas ce n’est pas une violence sexuelle, et pour 30% si la victime respecte certaines règles de précaution elle ne risque pas d’être violée.
22) Quel pourcentage de Français pensent que les victimes accusent souvent à tort par déception amoureuse ou pour se venger ?
A)17% ; B)27% ; C)37% ; D)47%
Réponse C), 37%. Et pour 27% (vs 24% en 2015) beaucoup de viols ayant fait l’objet de plaintes n’en sont pas.
23) Quel pourcentage d'hommes français ont eu recours à la prostitution au cours de leur vie ?
A)8% ; B)18% ; C)28% ; D)38%
Réponse B, 18%. Les 20 à 34 ans représenteraient la plus forte clientèle.
24) Quel pourcentage de personnes prostituées en France sont des femmes ?
A)50% ; B)85% ; C)90% ; D)97%
Réponse C, 90% ENVIRON. Les chiffres varient pas mal selon les sources. Et les personnes "transgenres" ou "transexuelles" y sont souvent comptabilisées à part.
25) Quel pourcentage des prostituées en France sont de nationalité étrangère ?
A)3% ; B)12% ; C)20% ; D)90%
Réponse D, 90% environ. Là aussi, les estimations varient selon les sources.
26) Combien d'amendes ont été infligées à des clients de prostituées depuis la loi de 2016 ?
A)1 800 ; B)5 000 ; C)67 000 ; D)160 000
Réponse B, environ 5 000 en 4 ans. Un quart des départements n’ont toujours pas de commission chargée d’étudier les demandes de parcours de sorties de la prostitution. Les fonds sont détournés au profit d'autres victimes. En 2007, on dénombrait 2500 gardes à vue pour racolage et 400 condamnations (prison ou amende).
27) Combien de certificats de virginité sont délivrés en France chaque année ?
A)20 ; B)200 ; C)2000 ; D) plusieurs
Réponse D. "Par définition, il y a peu de chiffres existants à ce sujet car la grande partie est souterraine. Mais chaque année, plusieurs cas sont révélés”, fait savoir le ministère de l’Intérieur.
28) Combien y a-t-il de mariages illégaux (religieux non officialisés civilement) chaque année en France ?
A)17 ; B)700 ; C)7000 ; D)On ne sait pas ?
Réponse D, la donnée ne semble pas exister non plus. La récente commission sénatoriale consacrée à la radicalisation évoquait ce sujet, sans chiffrer le phénomène : "On sait, par exemple, qu'il existe un certain nombre de familles polygames en France, que des mariages religieux sont célébrés sans mariage à la mairie.". (Par ailleurs, une estimation évoque 70 000 mineures à risque de mariage forcé, bien que seule une dizaine de cas soient traités en justice).
29) Combien y a-t-il de familles polygames en France ?
A)200 ; B)2000 ; C)20 000 ; D)200 000
Réponse C, environ 20 000. Très peu de sources sur ce sujet, là encore.
30) Quel pourcentage de Français est favorable au droit à l'avortement ?
A)70% ; B)84% ; C)88% ; D)94%
Réponse B, 84%.
31) Quelle proportion de françaises ont recours à l'IVG au cours de leur vie ?
A)1 sur 5 ; B)1 sur 4 ; C)1 sur 3 ; D) 1 sur 2
Réponse D, près d'une française sur 2.
32) En France en 2019, le nombre d'homicides conjugaux a...?
A)reculé de 20% ; B)stagné ; C)augmenté de 16% ; D)augmenté de 26%
Réponse C, augmenté de 16% par rapport à l'année précédente.
33) En France, un infanticide a lieu en moyenne tous les...
A) 10 jours ; B) 8 jours ; C) 5 jours ; D) 3 jours
Réponse C, 5 jours.
34) Quel pourcentage de personnes SDF sont d'anciens enfants confiés à l'Aide Sociale à l'Enfance ?
A)3% ; B)13% ; C)23% ; D)33%
Réponse C, 23%.
35) Combien d'enfants handicapés sont exclus du système scolaire en France ?
A)800 ; B)8000 ; C)80000 ; D)Chiffres non disponibles Réponse B et D.
Les accusations de délits et crimes sexuels existent au sein même des partis politiques français :
au PS et à l'UNEF, chez EELV, à l'UPR au Modem, chez LR et ses jeunes, au RN, à la FI, au PCF, chez L R EM, et au sein du gouvernement à Matignon et à l'Elysée ainsi que chez d'ex-chefs de l'état.
C'est aussi le cas à l'Assemblée nationale et au Sénat, ou encore dans les conseils municipaux, et bien entendu sur Twitter.
Les rédactions des grands médias sont également concernées :
à France Télévisions, France Info, France 2, à LCP, à Radio France au Figaro, à Europe 1, sur RMC, NRJ, Fun radio, à TF1, sur Canal +, chez Cnews, C8. (Ce qui n'empêche pas le gouvernement d'aller y faire sa communication). Mais une charte a été signée.
Les grandes et de l'Essec, HEC, Edhec, écoles y sont confrontées.
Cela concernerait en fait... tous les milieux ! Justice, santé, sciences, restauration, nettoyage, cinéma, théâtre, édition, musi que, mode, tatouage, sport, jeu vidéo, église...
Partie 3 (la dernière) à suivre prochainement.
submitted by Cress-Evening to FranceDigeste [link] [comments]

Citation trouvée dans les commentaires sur AirFrance

Un sujet a été publié sur AirFrance sur des mouvances d'extrême droite qui recrutent de jeunes joueurs au sein du jeu Fortnite.
J'ai pas compris grand chose à de nombreux commentaires qui m'apparaissent tout-à-fait lunaires et hors de propos, mais je suis tombé sur celui-ci :
Ce qui marche par contre vis à vis du public (dans le scénario où quelqu'un fait face à un vrai propagandiste sur un espace d'entrée de l'alt right) c'est pousser l'interlocuteur à se dévoiler. Par exemple quelqu'un te dit "grand remplacement" tu ne lui répond pas qu'il est un "facho" et surtout pas les autres qui ne le dénoncent pas avec, tu le pousse poliment à développer jusqu'à dire "c'est juste de la démographie les blancs vont finir par disparaitre", et une fois qu'il dit ça tu lui demande où serait le problème, il est obligé de dévoiler son racisme et il a perdu aux yeux de tous ceux qui n'y sont pas déjà convertis (ou s'il part plus dans le complotisme à dire qui l'organise et là il dévoile son antisémitisme, typiquement).
Donc faites bien attention lorsque vous vous exprimez sur internet ou IRL, si vous vous mettez d'accord avec votre interlocuteur qu'effectivement si rien ne change, les courbes démographiques indiquent que les blancs vont finir par se dissoudre et disparaître, vous devez dire que c'est une bonne nouvelle. Si vous dites que c'est grave, que les blancs ont le droit de vivre, d'exister, comme les noirs ou les chinois, comme les rhinocéros ou les dauphins, alors vous êtes un raciste d'extrême droite ! Alors faites bien attention, vous êtes prévenus, ne prenez pas le risque de passer pour quelqu'un d'extrême-droite, adoptez le bon discours : « oui, les blancs disparaissent et c'est très bien »
submitted by Raspb_Pi to FranceLibre [link] [comments]

Assurance vie - Expat

Bonjour à tous,
Cela fait maintenant un petit moment que j'économise afin de pouvoir partir vivre à l'étranger pendant quelques temps (2 ans minimum en Amérique du sud).
Je me retrouve avec environ 13 000 euros d'épargne comme suit:
Livret A: 3650 euros Livret jeune: 1650 euros LEP: 7700 euros
J'ai 22 ans et cela fait plusieurs mois que j'ai en tête de prendre date pour une assurance vie. Voyant mon épargne stagner sur mes compte inutilement commence à me démanger.
J'ai déjà fait pas mal de recherches sur les av mais beaucoup de résultats datent un peu et j'aimerais être sûr avant de me lancer, j'ai donc pas mal de questions.
N'étant pas certain de pouvoir trouver un travail facilement me permettant de vivre correctement (Surtout après les ravages économiques de la pandémie en Amérique du sud) j'aimerais avoir vos conseils sur la flexibilité des av et notamment vis à vis du rachat en 72h.
Est-il sage d'ouvrir une av et d'y déposer une grosse partie de cette épargne en sachant que je risque d'en avoir besoin une fois là-bas?
Devenant expat est-ce que cela change la fiscalité ou les termes de l'av?
Ne voulant pas prendre de risque avec cette épargne dont je pourrais avoir besoin je choisirai donc une av en fonds euros, j'ai vu sur le wiki et plusieurs posts que Linxea (vie ou Spirit) ou Boursorama vie étaient les plus conseillées, est-ce toujours le cas?
J'ai déjà un compte chez boursorama, est-ce utile d'ouvrir une av chez linxea et chez boursorama ? (Je sais qu'il est sage d'ouvrir des av avec différent assureur pour réduire les risques)
Merci d'avance pour vos réponse à mes nombreuses questions.
submitted by yoficlemy to vosfinances [link] [comments]

Remettre de l'ordre dans son PEA

Salutations,
Tout d'abord, merci pour la qualité de ce sub et de ses contributions.
J'ai ouvert mon PEA en novembre 2019, à l'occasion de l'introduction en bourse de FDJ. À l'époque, la publicité faite autour de cet évènement m'avait poussé pour la première fois à mettre mon argent sur autre chose qu'un Livret A ou un PEL.
En bon néophyte, bien naïvement porté par des espoirs de richesse rapide et sans effort, je me suis adonné pendant plusieurs semaines à cette pratique dont j'ignorais le nom : le stock picking, ou l'art de mettre son argent sur des valeurs sans rien y connaître.
Mon tout jeune PEA a ainsi vu se succéder une poignée de noms piochées au doigt mouillé sur base de conseils venus d'Internet et de la presse. FDJ, donc, mais aussi Vinci, STM, Imerys, Korian, Axa, Dassault, et probablement d'autres dont je ne me souviens plus.
Quelques baisses, un peu plus de hausses, plusieurs ventes, j'en étais plutôt pas mal satisfait jusqu'à l'arrivé du Coronovirus qui était, à mes yeux de débutant, la tempête du siècle.
Tout est passé dans le rouge, et certaines valeurs y sont durablement restées. Heureusement, j'ai laissé courir (ce qui a permis à d'autres valeurs de remonter) et j'ai choisi de profiter de cette déroute pour commencer -enfin- à m'intérresser à ce dans quoi je m'étais lancé.
Et j'ai donc découvert ce sub, ses conseils et, surtout, les sacro-saints ETF dont tout le monde parle (et dans lesquels j'avais même déjà investi sans même le savoir). J'ai découvert également qu'un PEA "sain" peut n'être composé que d'une seule ligne d'ETF World, sur lequel j'ai également commencé à placer de l'argent.
Bref, voilà où j'en suis dans mon PEA chaotique agé de 10 mois environ :
• 19% Amundi ETF MSCI World • 16% Actions Vinci • 12% Actions FDJ • 11% Actions Air Liquide • 9% Actions STMicroelectronics • 9% Actions Imerys • 8% Lyxor ETF NSDQ DL • 7% Actions Dassault Systemes • 5% OFI RS Equity Climate Change • 4% Amundi PEA SP500
Ou pour le dire autrement :
• 64% d'actions en direct • 19% ETF World • 17% autres ETF/fonds
C'est à mon avis un peu n'importe quoi, et c'est le résultat d'un bricolage entre d'un côté des valeurs dont je n'ai pas voulu jusqu'à présent me séparer (fidélité à FDJ, qui m'a quand même pas mal rapporté depuis le début ; constance de Air Liquide, qui ne m'a pas encore fait faux bond ; rouge de Vinci, dont j'espère qu'il reviendra dans le vert...), et de l'autre côté des ETF saisis au gré des conseils lus par-ci par-là.
Aujourd'hui, j'aimerais remettre de l'ordre dans tout ça, cesser le stock picking et me tourner principalement vers les ETF, privilégier le temps long dans le but de placer régulièrement sans plus trop avoir à m'en soucier. Par ailleurs, je définirais mon aversion au risque de "moyenne" c'est à dire que je ne cherche pas à devenir un membre de wallstreetbets mais je suis quand même prêt à quelques déroutes si le jeu en vaut la chandelle.
Dois-je rééquilibrer immédiatement mon portefeuille en faveur du/des ETF ou le faire progressivement au gré des futurs apports ? Dois-je me séparer de certaines valeurs investies en direct ? Dois-je laisser tomber certains des fonds ou ETF sur lesquels j'ai déjà investi au profit d'autres ? Si vous aviez ça entre vos mains, que feriez-vous ?
TROP LONG, J'AI PAS LU : mon PEA est bordélique, aidez-moi à prendre les décisions que je ne sais pas prendre seul.
submitted by ironproton to vosfinances [link] [comments]

Lille : contrainte de fermer la nuit, "La Chicorée" déverse ses moules invendues devant la préfecture

Lille : contrainte de fermer la nuit,
La brasserie de la place Rihour, connue pour rester ouverte 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, proteste ce lundi matin contre l'arrêté préfectoral.

© YANN FOSSURIER / FRANCE 3 NORD PAS-DE-CALAIS
Un geste fort et une odeur persistante de moule. Les propriétaires et employés de la brasserie "La Chicorée", place Rihour à Lille, ont protesté à leur manière ce lundi 7 septembre contre l'arrêté préfectoral qui ont contraint les bars et restaurants à clore leurs portes à minuit, samedi, et à 0H30 pendant deux semaines.
Le restaurant, connu pour rester ouvert toute la nuit, a perdu une grande partie de sa clientèle – la nuit représente 10 à 15% de son chiffre d'affaires – et a ainsi déversé un immense tas de moules invendues devant le siège de la préfecture du Nord, place de la République.
"On avait commandé nos moules, on avait embauché du personnel... Là, c'est tous les restants de moules, tous les restants qui n'ont pas été vendus de la nuit de samedi à dimanche et de dimanche à lundi", explique Arnaud Meunier, restaurateur. "Il y a presque deux tonnes de moules qui sont jetées parce qu'ils ont pris une décision tardive. On aurait pu anticiper la chose et ça a pas été fait."
Vidéo : https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=lILHiBMQeuU&feature=emb_logo
De quoi craindre pour la survie de cette institution lilloise, après une saison d'été désastreuse. "La Chicorée, à l'année, c'est quand même vingt personnes qui travaillent en nuit", souligne Laura Meunier. "Les vingt personnes, on n'est pas sûrs de pouvoir les garder. Comment on va faire ? On ne sait pas quoi leur dire, on n'arrive même plus à rassurer nos équipes. On ne sait pas quoi faire..."

Le Nord en "zone rouge"


Le bac de moules invendues qui se trouvait devant La Chicorée, dimanche. • © THOMAS MILLOT / FRANCE 3 NORD PAS-DE-CALAIS
Samedi, pour endiguer la circulation du Covid-19, la préfecture du Nord avait pris la décision de faire fermer les bars et restaurants à minuit afin de prévenir "tout comportement de nature à augmenter ou favoriser le risque de contagion en cette période de rentrée étudiante".
Ce qui devait ne durer qu'une nuit s'est finalement prolongé, le lendemain avec le placement du Nord en "zone rouge" : restaurants, débits de boissons et assimilés ou encore commerces d’alimentation générale doivent désormais fermer de 0H30 à 6H00.
Les restaurateurs qui ont participé à cette action seront convoqués prochainement au commissariat.
submitted by Chti_59 to Lille [link] [comments]

[Urgent] Ma mère me met à la porte

Salut,

Je vous écris ce message car ma mère compte me mettre à la porte (parents divorcés, père vivant à la campagne) dans les jours suivants. Après qu'elle ait littéralement pété un câble une énième fois pour un rien en me reprochant des choses qui sont littéralement fausses : Apparemment je ferais des remarques désobligeantes alors que je n'en fais pas et qu'elle ne soit pas capable de m'en citer qu'une. Le ton est rapidement monté des deux côtés (puisque je tenais à savoir qu'est-ce qui n'allait pas) elle a tenté de me frapper avec ses béquilles (elle a la malléole/cheville cassée et je suis une des seules personnes qui s'occupe correctement d'elle) et après m'avoir fortement insulté elle a exigé que j'aille chez mon père. Le soucis étant qu'elle m'a pris ma clé et qu'il y a chez moi quelques outils d'artisanat (cher) et des pièces que j'ai fabriqué et mon ordinateur fixe qu'elle risque sûrement de détruire lorsque je serai parti (j'ai effectué une backup des données importantes).
Je vais avoir un contrat pour travailler 3 ans en même temps que mes études et je pourrais alors rester sur Paris pour le bien de ma formation et m'alimenter. Elle dispose aussi de mes documents (certification, diplôme) ce qui sera nécessaire pour mon futur employeur. Je ne suis pas encore parti chez mon père et la situation est encore tendu. Si je pourrais m'assurer financièrement dès septembre je souhaitais savoir quelles sont mes options pour limiter la casse si elle change la serrure et qu'elle me refuse de rentrer dans le domicile à mon retour), a-t-elle le droit de littéralement casser chacune des choses dans ma chambre pendant que je serai parti ? Que puis-je faire ? J'ai conscience que c'est peut-être désagréable à lire mais je suis exténué qu'on me fasse des reproches et des insultes/rabaisser tout le temps, j'ai aucun problème avec mon père et la seule personne qui aurait été témoin serait mon ex de son comportement envers moi... Elle a un caractère très impulsif, nerveux et très destructeur je ne sais donc pas du tout quoi faire.
Je pourrais passer la nuit chez ma mère mais je pars dès demain chez mon père

Merci d'avoir lu

edit : j'ai 21 ans
Update 27/07 soir :
J'ai pu récupérer une bonne partie de mes affaires grâce à mon meilleur ami et sa famille qui ont été d'un soutien formidable. J'ai pu stocker chez eux tout le nécessaire, évidemment je me rends compte après coup qu'il y a des choses que j'ai zappé (notamment de valeur sentimentales, des lettres de ma grand-mère) Peut-être qu'une fois qu'elle se sera calmée je pourrais les récupérer, en tout cas je suis plus en "danger" vos commentaires m'ont beaucoup aidés et je vais sûrement rester un peu dans la famille de mon meilleur ami le temps que j'ai mon contrat qui me permettra de travailler les années prochaines et peut-être que je me trouverais un logement à moi tout seul ou en coloc mais pour l'instant c'est encore trop flou dans ma tête actuellement. Mes affaires sont stockés et je suis arrivé chez mon père il y a peu donc le plus terrible a été évité je vais faire de mon mieux pour garder le moral et surtout continuer à bien travailler, je continuerai d'update dans les jours qui suivent. Merci à tous infinement
Update 02/08 tot :
Mes affaires ont été mises en sécurité dans la famille de mon meilleur ami, il faut qu'on convienne encore ensemble de la durée pour laquelle ils vont m'héberger ils ont été adorables avec moi et j'ai pris d'autant plus conscience de la chance que j'avais de les avoir. J'ai pu aller chez mon père l'esprit en partie libéré de savoir que j'avais pu sauver l'essentiel. Pour l'instant je suis un peu dans une situation d'immobilité quand aux évènements, je reviendrai de chez mon père fin août pour récupérer normalement le reste et revoir ma mère. En attendant je peux pas faire grand chose, j'essaie à défaut de pouvoir faire du tri dans mes affaires de faire le tri dans ma tête ! D'après le contact que j'ai pu avoir avec des amis communs et de ce qu'elle leur a raconté, elle a omis comme par hasard plein d'éléments genre les coups de béquilles, les insultes etc... heureusement que cette entourage me connait et la connait car ils peuvent prendre du recul sur ses propos. J'ai eu des nouvelles d'autres membres de ma famille qui me soutienne et ça fait beaucoup de bien au moral ! Merci beaucoup pour vos commentaires et les échanges que j'ai pu avoir avec certains d'entre vous, je continuerai d'update mais je pense pas avoir beaucoup de neuf étant donné la tournure des choses avant fin août
submitted by One-Cry3618 to france [link] [comments]

[Coup de gueule] Les posts de photos de nourriture "lambda" et de lieux divers sans mérite artistique ou informationnel particulier devraient être considérés comme du low effort et restreints sous peine de transformer le sous en un facebook bis.

Tout d'abord, je ne remets pas en cause le taf des modos, ils ne sont pas payés et ils passent un temps considérable à rendre le sous utilisable et digne d'intérêt même si tout n'est pas parfait.
Je remarque depuis quelques temps et particulièrement avec le confinement une multiplication de posts du style :
Je vais pas y aller par quatre chemin : je trouve que ces posts sont l'archetype du low effort et devraient à ce titre être restreints ou modérés ou à minima avoir un flair dédié pour qu'on puisse les filtrer.
Je ne viens pas sur le sous pour avoir du facebook bis :
Pour ce qui est de l'objection "Oui mais c'est vachement upvoté, c'est que les gens en veulent, t'es qu'un sale rabat-joie" :
Voilà, je ne sais pas ce que ce post aura comme réaction mais je serai en paix avec moi-même de l'avoir écrit car je tiens ce sous et je m'en voudrais de ne pas partager ce point de vue qu'il me semble ne pas avoir vu exprimé.
Edit :
Ma réponse à l'argument "la période est spéciale, tu devrais être plus tolérant" :
Edit : ce vers quoi ça peut aller si rien ne change : europe avec un grand nombre d'images OC avec peu ou pas de contenu informatif genre "telle vie sous la pluie".
Edit : 340k, coquilles
submitted by Alan_Sturbin to france [link] [comments]

Rapports sexuels inconfortables / non satisfaisants à cause de la taille de mon pénis

Bonjour,
C'est un sujet que je trouve assez embarrassant à aborder, alors permettez-moi de le faire sous le couvert de l'anonymat !
J'ai un pénis franchement plus gros que la moyenne et cela a un impact assez négatif sur ma vie sexuelle. Je suis très limité au niveau de ce que je peux faire pendant mes parties de jambes en l'air à cause de ça. Par exemple, lorsqu'il s'agit d'oral, mes deux dernières partenaires étaient incapables d'aller vraiment plus loin que mon gland ou finissaient par avoir mal à la mâchoire après quelques minutes à peine. Première frustration.
Pour ce qui est de la pénétration, je n'ai pas vraiment de problème avec ça, parce qu'avec un peu de patience, de préparation et de lubrifiant, ça finit toujours par rentrer, mais c'est au niveau des positions que le bât blesse. Il y a plusieurs positions où je peux me rendre trop loin si je ne fais pas attention et causer de l'inconfort à mes partenaires. C'est très frustrant car je remarque leur expression, mais je ne veux pas nécessairement passer mon temps à leur demander si tout va bien. Je ne me fiche pas de leur confort, loin de là, mais je suis inquiet qu'en demandant trop souvent si tout va bien je devienne embêtant et que ça brise l'ambiance. Sinon, je passe mon temps à me concentrer sur la profondeur à laquelle je peux aller et je n'apprécie pas l'instant présent.
Pareil pour les positions où la femme dirige (tout ce qui est cowgirl, etc.), c'est très laborieux / épuisant car la taille de mon pénis leur demande un effort supplémentaire pour que tout ne rentre pas d'un coup. On change vite à cause de ça, du coup, je suis presque toujours en contrôle et ça devient vite redondant. Sinon, les contorsions pour arriver à quelque chose de potable sont tellement laborieuses que je risque de perdre mon érection et là c'est un peu embarrassant. C'est encore pire si je perds mon érection pendant la pénétration parce qu'elle me rend inconfortable.
Je ne sais pas trop ce que je cherche avec ce post, peut-être des expériences similaires, des conseils, ou simplement à passer ma frustration, mais c'est impossible pour moi d'en parler IRL, car j'ai l'air de simplement me vanter de ma taille importante à mes amis, mais mes expériences sexuelles récentes étaient très décevantes et je suis franchement stressé par cette situation. Je ne sais pas si vous pouvez avoir des conseils, parce qu'à part le missionnaire qui est très safe (c'est la seule position où je me sens vraiment à l'aise avec un rythme plus rapide), le reste m'angoisse. Donc c'est peut-être un manque d'expérience de ma part et/ou de la part de mes partenaires, mais je crains de revivre ces étapes pénibles à chaque nouvelle rencontre.
Merci :)
submitted by TASFR to SexualiteFR [link] [comments]

Opération Sars-Cov2

Une entretien entre Rivarol et Lucien Cerise que j' ai agrémenté par des liens
Un entretien paru dans le numéro 3428 de Rivarol du 10 juin 2020.
Rivarol : Pensez-vous que nous avons assisté avec le confinement mondial à la plus vaste opération d’ingénierie sociale de l’histoire ?
Lucien Cerise : Selon la définition que je propose sur la base des travaux de Karl Popper et Kevin Mitnick, l’ingénierie sociale est la transformation furtive d’un sujet social, individu ou groupe. Le caractère furtif, qui évoque la notion de piratage, au sens informatique, c’est-à-dire d’invisibilité et de camouflage, est plus ou moins marqué selon les cas. En l’occurrence, la furtivité est presque absente de cette opération mondiale, dont le confinement n’est qu’une partie, car tout est avoué, ou presque. Le pouvoir mondialiste dissimule à peine ses intentions et parle dans les médias d’une nouvelle réalité émergeant de la crise – car « plus rien ne sera comme avant » – en posant des questions orientées du genre « Que sera le monde après le Covid-19 ? », comme s’il y avait une raison pour que le monde change.
Dans le réel, l’épidémie est finie et le nombre de décès est resté dans la moyenne d’une grippe saisonnière. Cependant, Bill Gates, et d’autres, insistent encore et nous répètent : « Pas de retour à la normale sans vaccination et sans traçabilité numérique des populations ! »
Le programme originel de cette opération consistait en un confinement d’au moins 18 mois, jusqu’en 2022, voir les propos de Neil Ferguson ou Alain Bauer. Que cela se termine aussi vite dans le réel est donc un échec pour le pouvoir, mais il n’abandonne pas et essaye de pérenniser la crise malgré tout de manière virtuelle, dans les médias, en faisant planer la menace d’une deuxième vague et d’un reconfinement, et en exigeant encore le respect des gestes barrières et du port de masques, ce qui donne à voir le spectacle étrange d’une pantomime sociale théâtrale sans objet.
Il s’agit donc bien d’une tentative de transformation de la société, et dans des proportions effectivement inédites pour ce qui concerne l’usage de la fiction. En comparaison, les deux guerres mondiales, qui n’avaient aucune raison d’être déclenchées en dehors d’une propagande de guerre massive, furent déjà des opérations d’ingénierie sociale très réussies, c’est-à-dire des conflits triangulés à l’échelle planétaire, mais la part de fiction et de virtuel était moindre car de nombreux événements se déroulaient tout de même dans le réel. En revanche, le coronavirus ne produit rien d’extraordinaire par lui-même dans le réel, sa dangerosité exceptionnelle n’existe que dans la parole politico-médiatique, celle-ci devant générer par effet d’hypnose collective une sorte de réalité virtuelle hologrammatique dans laquelle un virus abominable menace l’humanité et risque de faire des millions de morts. Dans cette perspective, le principal problème à gérer pour le gouvernement français est la surface d’extension de l’hallucination collective. Comme on dit, il est possible de mentir à beaucoup de gens, mais on ne peut pas mentir à tout le monde.
Quels furent les mécanismes de la mise en place de cette opération ? Que révèlent les réactions des Français face à cela ?
Le neuro-piratage d’un individu ou d’un groupe a souvent besoin d’un alibi, un prétexte, dont le rôle est de faire accepter au sujet cible sa propre transformation par un acteur extérieur, selon le principe du pompier pyromane. Au prétexte d’un problème, plus ou moins réel ou fictif, on en profite pour transformer la société de façon définitive. Si Bill Gates et Jérôme Salomon nous avaient dit « Nous allons vous enfermer chez vous, puis vous serez vaccinés et pucés comme du bétail », tout le monde aurait dit « Non ».Pour fabriquer le consentement à ce traitement, il faut donc un prétexte, ici une « pandémie », que Bill Gates a baptisée Pandemic 1 dans un article (« The First Modern Pandemic »), afin de préparer les esprits à ce qu’il y en ait une deuxième, une troisième, etc..
De nombreux Français ont grogné contre cette opération, j’en fais partie, mais globalement nous nous sommes soumis physiquement, moi comme tout le monde, parce que l’État et sa police contrôlent parfaitement la situation et qu’il n’y a aucune possibilité de leur échapper, sauf en imagination.
L’alternative est simple : soit vous contrôlez l’État et la police, soit ce sont eux qui vous contrôlent, point à la ligne.
Comment la pandémie a-t-elle été utilisée pour renforcer l’appareil de surveillance des populations ? Quelles sont les mesures qui vous semblent les plus dangereuses pour l’avenir ?
Au niveau mondial, la crise a permis de renforcer la traçabilité numérique des populations.
En France, on voit aussi se dessiner un double standard du contrôle social. Par exemple, pendant le confinement, des mesures d’allègement de la surveillance ont été décrétées pour certaines catégories de la population et dans certains quartiers. Nous ne sommes qu’au début de ce processus.
La vraie nature du projet de surveillance n’est pas une surveillance uniforme mais discriminée, par application de la « discrimination positive » aux minorités, qui bénéficient de passe-droits et de dérogations, ce qui se traduit concrètement par une liberté de mouvement supérieure à celle de la majorité silencieuse. La Commission européenne travaille sur un passeport commun de vaccination pour les citoyens de l’Union européenne, ce qui permettra de les bloquer aux frontières s’ils n’ont pas été vaccinés. En revanche, les immigrés clandestins pourront continuer à franchir toutes les frontières sans être vaccinés.
L’horizon visé est la création d’une nouvelle hiérarchie et aristocratie de privilégiés au plan international et au sein des nations, avec un redécoupage territorial qui nécessitera des passeports intérieurs pour aller d’une région à l’autre, sauf pour certaines personnes et catégories de personnes.
Internet fut le vecteur de toutes les contestations contre les vérités officielles. Pensez-vous que les GAFA vont réduire cet espace de liberté ?
Les GAFA cherchent un moyen de couper les segments d’Internet permettant la réinformation et l’auto-organisation horizontale du peuple. Cela se fera au prétexte d’un virus informatique obligeant à ne conserver que des fonctions inoffensives du cyberespace : messageries professionnelles, médias conventionnels, etc..
Le champ de bataille est l’esprit. La réinformation, la métapolitique et la dissidence sur Internet préparent la victoire des partis politiques populistes, ce qui inquiète le pouvoir suprême mondialiste. En soi, la contestation en ligne et virtuelle est impuissante, mais elle va inévitablement se convertir un jour dans le champ institutionnel, par des victoires électorales menant légalement à un changement de régime. L’accession au pouvoir par les urnes de Poutine après Eltsine, de Trump après Obama, de Victor Orbán ou des conservateurs polonais après les libéraux dans leurs pays respectifs, et même de Salvini bien que cela fut abrégé, toutes ces victoires électorales sont des avertissements, reçus 5/5 par les GAFA qui travaillent main dans la main avec les réseaux de George Soros. Même Jair Bolsonaro, le président du Brésil, a vu son compte Twitter censuré parce qu’il s’opposait au confinement de masse. Certaines forces estiment avoir une autorité supérieure à celle des représentants élus démocratiquement.
Que vous inspire la loi Avia ?
Un principe de base en psychologie est que la verbalisation des émotions permet de les apaiser. Verbaliser la colère, ce que certains appellent la « haine », permet de se défouler et de se calmer. Internet et les réseaux sociaux servent donc d’exutoires pour ce que le politiquement correct anglophone nomme le Hate Speech. Si l’on ne peut plus exprimer verbalement sa colère, celle-ci aura une forte tendance à s’exprimer physiquement par des passages à l’acte violents, contre autrui ou contre soi.
La loi Avia, qui a pour but officiel de lutter contre l’expression de la colère dans le virtuel, a donc en fait pour but officieux d’augmenter l’expression de la colère dans le réel, et d’amplifier ainsi les tensions et la fréquence des passages à l’acte de violence physique. Il est cependant très facile de contourner cette loi de deux façons : soit en utilisant des noms de code (les Inuits, les CPLF, etc.), soit en partageant des contenus de médias acceptés par le pouvoir, mais qui disent la vérité malgré tout, ce qui constitue environ 10 % de la production totale des médias conventionnels. Si le pouvoir commence à censurer les contenus issus de Libération, du Figaro, du Monde, de BFM TV, etc., il commence à se tirer une balle dans le pied. Il ne faut donc pas hésiter à le pousser dans cette direction en l’aidant à se frapper lui-même dans des boucles de rétroaction.
Un exemple récent de choc en retour de la loi Avia : des militants LGBT ont vu leurs comptes Facebook censurés parce qu’ils avaient utilisé le terme péjoratif de « pédé ». Ces phénomènes vont se multiplier d’eux-mêmes mais nous pouvons aussi les favoriser pour aider le système à s’effondrer sur lui-même.
La guerre déclarée à « l’argent liquide » est une priorité de l’oligarchie. Pourquoi ?
L’argent liquide permet le respect de la vie privée dans le champ économique. C’est très exactement ce qui fait horreur à l’oligarchie, qui rêve d’une gestion panoptique universelle omnisciente et omnipotente de la société. La vie privée crée des angles morts et des zones d’ombre dans le système. Le pouvoir lui mène donc fort logiquement une guerre totale afin d’éliminer toute incertitude et imprévisibilité dans le système.
Au final, croyez-vous que cet épisode aura permis une prise de conscience dans les masses ?
Pour déterminer s’il y a une prise de conscience des masses ou pas, il faut pouvoir quantifier cet éveil des masses. Nous verrons donc aux prochaines échéances électorales, sur la base de chiffres concrets, si les Français commencent à s’éveiller. Toute autre méthode intuitive est livrée à l’arbitraire subjectif et aux bavardages.
Une chose est certaine : si Emmanuel Macron est réélu en 2022, ce sera la preuve qu’il n’y a eu aucune prise de conscience. Pour déloger Macron de l’Élysée, nous devons gagner les élections contre lui.Les autres solutions sont utopiques car les « forces de l’ordre » s’interposeront.
L’hégémonie culturelle et la victoire des idées ne sont donc pas suffisantes, il faut aller jusqu’à la reconquête des institutions, afin de se faire obéir des forces de police au lieu de les subir. C’est ainsi que le peuple conscientisé et organisé en partis politiques pourra à nouveau « faire la loi », c’est-à-dire la rédiger et l’imposer à l’oligarchie mondialiste
submitted by wotan1942 to FranceLibre [link] [comments]

How Travel Will Change Post-Pandemic: 10 Expert Predictions (A WSJ report) Comment les voyages vont changer après la pandémie: 10 prédictions d'experts

  1. We’ll rethink Europe. Expect a cooling of the romance with Europe’s capitals and new affection for less-crowded cities with strong cultural offerings. “I’d keep an eye on Lyon and Hamburg,” said UK-based travel writer Annie Fitzsimmons, who also predicts a rediscovery of less populated European islands. Among them: Germany’s 24-mile-long island of Sylt, a Teutonic Nantucket.
  2. Alaska will beckon. The pandemic’s searing impact will add a FOMO-like urgency to personal bucket lists. The fresh air appeal of Alaska and Montana will propel them into top spots, thinks Erin Francis-Cummings, CEO of travel data company Destination Analysts.
  3. As will esoteric food. Legions more food travelers will seek out the Faroe Islands, predicts TV producer Irene Wong, who travels the globe filming cooking shows. A windy island chain between Scotland and Iceland, it offers a unique cuisine centered on seafood, dairy and hardy root vegetables. “Any place that’s far and hard to get to is what gets people the most excited,” said Ms. Wong.
  4. We’ll eye quick check-in. “In 10 years your face could be your airplane ticket,” said Andrew O’Connor, vice president, airports and borders, at SITA, a Swiss-based information technology provider. Biometric software installed in terminal video cameras will recognize and match your features to your flight while assessing your security and health risks, allowing most travelers to stroll unimpeded from check-in to gate.
  5. We’ll pay for hygiene. Germophobic fliers might have the option to pay extra for “Hygiene Class,” a premium cabin that comes with a higher standard of cleanliness, according to Christopher Schaberg, author of “Airportness,” and, coming later this fall, “Grounded: Perpetual Flight…and Then the Pandemic.” Though the air filters shared equally with economy will still do the real work to prevent illness, these higher-priced seats will come with more frequent sanitization and scented sprays.
  6. We’ll cruise the Arctic. As pleasure ships steam past the pandemic and implement new health protocols, expect to see new destinations. Cruise industry specialist Clare Weeden sees massive growth in trips through Canada’s Northwest Passage from passengers eager to view polar bears and other Arctic species before they vanish.
  7. Alterna-tours will rule. City tour offerings with minority perspectives will flourish, predicts cultural travel consultant Norie Quintos. Black Panther Party tours in Oakland and explorations of Brooklyn’s Hasidic Jewish neighborhoods will increase in number. “Tours that make people think will only grow in popularity,” said Ms. Quintos.
  8. We’ll tip robot-maids. Hotels will become airy places with AI behind the scenes, said Professor Stephani Robson of Cornell School of Hotel Administration. Open lobbies and guest rooms that allow the outside in will be the blueprint, with frump and fuss banished. Also booted: coffee makers and minibars. Anything hard to clean will be suspect in a post-pandemic-era room. Robots will be present but discreet, vacuuming hallways at 2 a.m.
  9. Hover-bags will take off. Roam Luggage CEO Larry Lein imagines jets of air replacing the wheels on roller bags. Built-in tracking systems would pair the bag with your phone so the hovering luggage would tail you as you walked.
  10. Leopards will matter even more. Peter Fearnhead, CEO of African Parks, a nonprofit that manages 18 national parks and reserves, said countries combining good governance with conservation will become tomorrow’s stars. Two Mr. Fearnhead singles out: Benin and Malawi. The former, in West Africa, is developing Pendjari and W National Parks that feature elephants and lions, while Malawi, in southeastern Africa, is priming reserves with rhinos and leopards..
In French,
  1. Nous allons repenser l’Europe. Attendez-vous à un refroidissement de la romance avec les capitales européennes et à une nouvelle affection pour les villes moins peuplées avec une offre culturelle forte. «Je garderais un œil sur Lyon et Hambourg», a déclaré la rédactrice de voyage britannique Annie Fitzsimmons, qui prédit également une redécouverte d’îles européennes moins peuplées. Parmi eux: l'île allemande de Sylt, longue de 24 milles, un Nantucket teutonique.
    1. L'Alaska vous fera signe. L’impact fulgurant de la pandémie ajoutera une urgence de type FOMO aux listes personnelles de seau. L'attrait de l'air frais de l'Alaska et du Montana les propulsera dans les premières places, pense Erin Francis-Cummings, PDG de la société de données de voyage Destination Analysts.
    2. Tout comme la nourriture ésotérique. De plus en plus de voyageurs de la gastronomie iront chercher les îles Féroé, prédit la productrice de télévision Irene Wong, qui parcourt le monde pour filmer des émissions de cuisine. Chaîne d'îles venteuses entre l'Écosse et l'Islande, elle propose une cuisine unique centrée sur les fruits de mer, les produits laitiers et les légumes-racines rustiques. «Tout endroit éloigné et difficile d'accès est ce qui excite le plus les gens», a déclaré Mme Wong.
    3. Nous vous enregistrerons rapidement. «Dans 10 ans, votre visage pourrait être votre billet d'avion», a déclaré Andrew O'Connor, vice-président, aéroports et frontières, chez SITA, un fournisseur de technologies de l'information basé en Suisse. Le logiciel biométrique installé dans les caméras vidéo du terminal reconnaîtra et fera correspondre vos caractéristiques à votre vol tout en évaluant vos risques pour la sécurité et la santé, permettant à la plupart des voyageurs de se promener sans entrave de l'enregistrement à la porte.
    4. Nous paierons l’hygiène. Les aviateurs germophobes pourraient avoir la possibilité de payer un supplément pour «Hygiene Class», une cabine haut de gamme offrant un niveau de propreté plus élevé, selon Christopher Schaberg, auteur de «Airportness» et, plus tard cet automne, «Grounded: Perpetual Flight … Et ensuite la pandémie. Bien que les filtres à air partagés à égalité avec l'économie feront toujours le vrai travail pour prévenir la maladie, ces sièges plus chers seront accompagnés d'une désinfection plus fréquente et de sprays parfumés.
    5. Nous naviguerons dans l'Arctique. Alors que les navires de plaisance dépassent la pandémie et mettent en œuvre de nouveaux protocoles de santé, attendez-vous à voir de nouvelles destinations. La spécialiste de l’industrie des croisières, Clare Weeden, constate une croissance massive du nombre de voyages à travers le passage du Nord-Ouest canadien de la part de passagers désireux de voir les ours polaires et d’autres espèces de l’Arctique avant qu’ils ne disparaissent.
    6. Alterna-tours régnera. Les offres de visites de la ville avec des perspectives minoritaires fleuriront, prédit Norie Quintos, consultante en voyages culturels. Les visites de la Black Panther Party à Oakland et les explorations des quartiers juifs hassidiques de Brooklyn augmenteront en nombre. «Les circuits qui font penser aux gens ne feront que gagner en popularité», a déclaré Mme Quintos.
    7. Nous donnerons un pourboire aux servantes robotiques Les hôtels deviendront des lieux aérés avec l'IA dans les coulisses, a déclaré le professeur Stephani Robson de la Cornell School of Hotel Administration. Les halls ouverts et les chambres d'hôtes qui permettent à l'extérieur d'entrer seront le plan directeur, avec frump et agitation bannis. Également démarré: cafetières et minibars. Tout ce qui est difficile à nettoyer sera suspect dans une pièce post-pandémique. Des robots seront présents mais discrets, passer l'aspirateur dans les couloirs à 2 heures du matin.
    8. Les hover-bags décolleront. Le PDG de Roam Luggage, Larry Lein, imagine des jets d'air remplaçant les roues des sacs à roulettes. Les systèmes de suivi intégrés associeraient le sac à votre téléphone afin que les bagages en vol stationnaire vous suivraient lorsque vous marchiez.
    9. Les léopards auront encore plus d'importance. Peter Fearnhead, PDG d’African Parks, une organisation à but non lucratif qui gère 18 parcs nationaux et réserves, a déclaré que les pays alliant bonne gouvernance et conservation deviendraient les stars de demain. Deux M. Fearnhead en distingue: le Bénin et le Malawi. Le premier, en Afrique de l'Ouest, développe les parcs nationaux de la Pendjari et du W qui abritent des éléphants et des lions, tandis que le Malawi, dans le sud-est de l'Afrique, amorce des réserves de rhinocéros et de léopards.
**Source Link: https://www.wsj.com/articles/how-travel-will-change-post-pandemic-10-expert-predictions-11599674976
submitted by sourovdebmishu to Travel_After_Covid19 [link] [comments]

Question sur les protections pendant un plan à 3.

Bonjour tout le monde !
Je déterre un vieux alt pour poser ma question, parce que je sais pas qui pourrait trainer sur Reddit et je sais pas pourquoi mais j'ai un peu honte de ma question.
Je suis pas français, même si ça fait maintenant plus de dix ans que je vis en France, donc mon français est pas parfait, désolé pour les fautes si j'en fais.
Je suis un homme de 34 ans, marié a une française assez... curieuse. Bi-curieuse, je crois qu'on dit, si vous voyez ce que je veux dire.
Je vous passe les détails, mais on s'est mis d'accord pour réaliser un de ses fantasmes : un plan à 3 avec une autre fille. On a mis beaucoup de temps a la trouver, et puis il y a le covid et on est resté coincé chez nous... Le courant passe vraiment bien, on a déjà commencer à faire une peu de videosex pendant le confinement c'était très cool, mais le weekend prochain, on passe à l'action : elle vient chez nous pour le weekend (elle habite assez loin).
Je pense qu'on va s'éclater et j'ai pas spécialement d'appréhension. Sauf une : la "safety". Niveau contraception ma femme a un stérilet et notre amie prend la pilule (et on lui fait confiance). Pour se rassurer on est allé faire un test chacun de notre côté pour le HIV, mais les centres où on est allé ma femme et moi (et même chose pour notre amie) ont refusés de nous tester plus largement. Je crois qu'ils ont juste fait un test hépatite aussi, mais pas le reste. D'après seul, si on a pas eu de comportement à risque, ça sert à rien de nous tester...
J'avoue que ça me fait un peu flipper parce que j'ai peur que les deux filles se transmettent quelque chose entre elles sans le savoir, potentiellement à cause de moi. Je pense qu'on va convenir que je mets une capote (ça nous plaît pas trop, mais bon). Du coup, faudrait que je change la capote à chaque fois que je "passe de l'une à l'autre" (l'expression est pas belle, je sais pas comment dire ça plus correctement) ?
Enfin voilà je sais pas trop quoi en penser... Si il y a des gens ici qui ont de l'expérience de ces choses là, je veux bien !
Et puis si vous avez d'autres conseils pour bien s'éclater en plan à trois, je veux bien aussi !
submitted by TomSchaeffer to SexualiteFR [link] [comments]

Solo Weekend Idea for Guy from NYC

I'm taking August 13th and 14th off from work, so I can enjoy a long weekend to myself. I live in NYC and want to get out the city for the weekend. I'm looking for recommendations on places to go and things to do. I'm looking for this to be a de-stress weekend. I'm not too crazy on the sight-seeing activities (i.e. museums, or galleries). But I am open to any and all suggestions. Something relaxing, something de-stressing, maybe something a little risque, even.
***UPDATE: I appreciate the feedback! Its funny because I was and still am the first person to tell me to stay home. Be safe. Wait for this to blow over. But my girlfriend is going away for the weekend and I was so excited to do something for myself that would gives me peace, peace that I haven't seen in such a long time, that I completely forgot my own rules. So, I changed my mind. I will be staying home. Thank you to those who reminded my that's traveling right now is not that serious!!! Be Safe All!!
submitted by Zmowatt to upstate_new_york [link] [comments]

Tutoriel : réalisation d’un savon en saponification à froid (SAF)

I. Introduction

Il y a quelques semaines, j’ai posté sur ce sous-reddit l’une de mes réalisations en saponification à froid. J’ai été contente de voir que mon savon plaisait, étonnée aussi que tant de gens me demandent un tutoriel. Après avoir beaucoup hésité, voici un tutoriel pour réaliser votre (premier) savon en saponification à froid (SAF).
Si j’ai hésité, c’est que la fabrication d’un savon n’est pas quelque chose à entreprendre à la légère. Elle implique le maniement de liquides très chauds et caustiques, ainsi que l’utilisation d’un mixeur électrique. Les risques de brûlures graves et de blessures ne sont pas à sous-estimer. C’est pourquoi il est impératif de respecter l’ensemble des mesures de sécurité qui vont être évoquées.
J’ai choisi de simplifier les choses au maximum, en gardant à l’esprit que beaucoup d’entre vous devaient probablement débuter en SAF. Je donnerais quelques liens pour que les personnes intéressées aillent plus loin. Que vous choisissiez de suivre ce tutoriel ou simplement de le lire, il devrait vous donner des bases suffisantes pour poursuivre votre exploration dans le domaine de la saponification à froid.
Si des questions vous viennent à l’esprit, n’hésitez pas à me les poser. Bonne lecture !

II. Généralités

Qu’est-ce que la SAF ?

La saponification à froid (dite SAF) est le nom donné à l’une des techniques de fabrication de savon. Contrairement à ce que son nom semble indiquer, la saponification à froid est un procédé dans lequel se produit une réaction exothermique, c’est-à-dire qu’il y a un dégagement de chaleur. On nomme cette méthode ainsi par opposition avec la saponification au chaudron ou au four (dite SAFour), dans laquelle le savon est chauffé manuellement.

Quels ingrédients sont nécessaires pour fabriquer un savon ?

« Le savon est le produit d’une réaction chimique entre une matière grasse (huile végétale, beurre végétal, matière grasse animale…) et une base forte (soude ou potasse). » d’après le site d’Aromazone. Lorsque l’on souhaite fabriquer du savon solide, on utilise de la soude (hydroxyde de sodium) et non de la potasse (hydroxyde de potassium) ; cette-dernière sert uniquement à fabriquer du savon liquide.
En SAF, on mélange des huiles et des beurres végétaux ou animaux (pas d’huiles minérales, ça ne fonctionne pas) avec de la lessive de soude (un mélange de soude et d’eau). Afin de simplifier mon tutoriel, je ne parlerais que de l’utilisation de lessive de soude prête à l’emploi, que l’on peut trouver dans le commerce. La fabrication à la maison de lessive de soude requiert en effet des mesures de sécurité très importantes et n’est pas d’un niveau débutant.

Concrètement, comment fait-on ?

On commence par établir une recette, car on ne peut pas mettre n’importe quelle huile/beurre en n’importe quelle quantité. Chaque huile/beurre a des propriétés spécifiques qui vont rendre le savon plus ou moins dur, moussant, doux pour la peau, etc. Voir par exemple sur ce site pour les différentes propriétés des huiles. On dit généralement qu’un savon doit toujours contenir à peu près moitié-moitié de gras mous (les huiles) et de gras durs (les beurres) afin que le savon ait une tenue correcte.
Établir la recette permet aussi de choisir le surgraissage que l’on veut donner à son savon. Le surgraissage, c’est le pourcentage d’huile/beurre qui ne sera pas transformé par la soude. Un surgraissage à 8% signifie qu’environ 8% des huiles/beurres ne sera pas transformé en savon. Ces huiles/beurres en excédent rendront le savon plus doux pour la peau. Lorsque le surgraissage d’un savon n’est pas assez important, celui-ci sera agressif pour la peau. Avec un surgraissage négatif (par exemple -3%), il sera carrément caustique. Au contraire, avec un surgraissage trop important, le savon va suinter de l’huile, être mou et se conservera moins longtemps.
Le surgraissage est donc un paramètre très important. C’est notamment lui qui permet de différencier un savon très agressif destiné aux tâches ménagères (surgraissage à 2% par exemple) d’un savon très doux fait pour se laver le corps (surgraissage à 9% par exemple). De façon générale, dites-vous qu’un savon classique doit toujours avoir un surgraissage entre 8% et 10%.
Pour éviter de se prendre la tête avec des calculs à la main, les personnes qui font de la SAF utilisent des calculateurs en ligne : ceux-ci permettent de savoir facilement si la recette que l’on élabore va donner un bon résultat ou non. Les calculateurs permettent de vérifier si les huiles/beurres choisi.es vont bien ensemble, si le surgraissage est suffisant, etc. Toutefois, les calculateurs ne connaissent pas les propriétés de certain.es associations d’huiles et de beurres, c’est pourquoi ils ne remplacent pas l’expérience que l’on peut acquérir. Pour ma part, j’utilise le calculateur Mendrulandia, dont voici un super tutoriel.
Une fois la recette élaborée et les ingrédients achetés, on passe à la fabrication en tant que telle. L’élaboration peut se résumer ainsi : on fait fondre ensemble les huiles et les beurres au bain-marie. Lorsque tout est parfaitement fondu, on ajoute la lessive de soude. Puis on utilise un mixeur électrique pour favoriser le mélange entre les ingrédients et accéder à la trace.
On appelle « trace » le moment où la réaction chimique de saponification commence à se produire, c’est-à-dire le moment où les huiles/beurres et la soude réagissent. Il y a plusieurs types de trace : la trace fine, la trace moyenne et la trace épaisse. Plus on va mixer le mélange, plus la trace sera épaisse.
Un savon coulé dans son moule sans avoir attendu la trace va déphaser : le savon sera raté. Un savon dont la trace sera trop épaisse empêchera de réaliser certains types de marbrages, à savoir des motifs colorés dans le savon. C’est pourquoi maitriser la trace est aussi important en SAF. Mais ne vous inquiétez pas : mon tutoriel va être très simple à suivre de ce point de vue.
Des ajouts très variés, liquides comme solides, peuvent être réalisés à la trace : fragrances, pigments, jus de fruit, etc. Les couleurs que l’on ajoute à la trace permettent de réaliser de beaux marbrages. Néanmoins, pour commencer, mieux vaut réaliser des savons simples et sans ajouts, car ceux-ci demandent parfois des calculs supplémentaires.
Une fois le savon coulé dans son moule, on doit attendre 48h pour le démouler. Quand le démoulage est effectué, on réalise la coupe du savon (on coupe le bloc de savon en autant de bout de savon que l’on souhaite). Puis commence l’étape la plus rageante : la cure.
La cure est un temps fixe pendant lequel le savon doit reposer, afin que la réaction chimique de saponification se termine et que le savon durcisse. Le savon n’est pas utilisable pendant ce temps-là, ou alors il sera de moins bonne qualité. Plus un savon cure, mieux c’est. Un savon qui a curé longtemps sera plus dur et moins miscible dans l’eau : il s’utilisera donc plus longtemps.
Voilà, maintenant que vous savez tout, passons au tutoriel à proprement parler.

III. Tutoriel

J’ai décidé de vous apprendre à faire le savon le plus simple possible. Il ne requiert que des ingrédients que l’on peut trouver en grande surface. En effet, mieux vaut commencer de façon simple et progresser ensuite vers des recettes plus complexes.
La recette que j’ai choisie est celle que j’ai utilisée dans mon autre post, les ajouts de pigments colorés en moins. Cela signifie que je ne vous apprendrais pas ici à faire un marbrage. Pour les personnes que cela intéresse tout de même, sachez que mon savon a été fait avec un marbrage type « plume » et « dancing waves », dont on voit une démonstration dans cette vidéo.
La recette que je vais vous présenter est particulière : c’est ce que l’on appelle un « Bastille », à savoir un savon réalisé avec au moins 70% d’huile d’olive. Un savon réalisé avec 100% d’huile d’olive sera nommé un « Castille », en référence à la région espagnole qui l’a mise au point.
Les savons contenant beaucoup d’huile d’olive ont des propriétés intéressantes : ils sont très doux pour la peau et sont donc particulièrement adaptés aux peaux sensibles. Ils font partie des exceptions à la règle des « moitié-moitié », dont j’ai parlé précédemment : malgré l’absence de gras durs, ils durcissent très bien, ce que les calculateurs ne prennent pas en compte. Néanmoins, ces savons moussent peu et peuvent avoir une texture gélatineuse à l’usage.
Faire un Bastille permet de compenser les défauts de l’huile d’olive en lui adjoignant d’autres huiles aux propriétés intéressantes. Ici, je rajoute de l’huile de coco/coprah, car elle a de très bonnes propriétés moussantes. Utilisée à très haute dose, la coco est une huile très lavante qui peut être agressive pour la peau.
L’une des particularités embêtante des savons riches en huile d’olive, c’est qu’ils nécessitent un temps de cure de plusieurs mois (on parle de neuf mois dans le cas des Castilles) au lieu des quatre semaines habituelles. Si vous n’êtes pas prêt.es à attendre aussi longtemps avant d’utiliser votre savon, ne suivez pas ce tutoriel.
Si vous choisissez de vous lancer, sachez que le résultat est vraiment super et que cela vaut le coup d’attendre. Moi qui a une peau très sensible, je ne me lave plus qu’avec ce type de savon.

Mesures de sécurité obligatoires

Je vous prie de bien vouloir vous astreindre à respecter l’ensemble des mesures de sécurité que je vous donne ici. Je ne voudrais pas être responsable indirectement de blessures graves : soyez prudent.e !
  1. Ne fabriquez jamais votre savon dans l’urgence. Avant la fabrication, achetez l’ensemble des ingrédients et faites tous les calculs nécessaires. Pour la réalisation du savon à proprement parler, prévoyez une heure au calme, avec le moins de distraction possible. Relisez les étapes de fabrication avant de commencer et gardez-les à proximité. Soyez bien organisés dans vos pesées.
  2. Ne fabriquez jamais votre savon en présence d’enfants ou d’animaux de compagnie : ceux-ci pourraient être blessés ou être à l’origine de blessures pour vous. Veillez à ce que toute personne ne fabriquant pas le savon quitte la pièce durant la fabrication.
  3. Pour fabriquer votre savon, vous aurez besoin d’une cuisine disposant de plaques chauffantes et d’un plan de travail. Assurez-vous que tout soit bien propre avant de commencer. Débarrassez tout ce qui pourrait gêner votre mouvement. Fabriquez votre savon debout et non assis.e, afin de mieux maîtriser ce que vous faites.
  4. Portez une tenue adaptée : des vêtements couvrants, des gants en plastique montants, un masque de protection pour les yeux et un tablier de cuisine. L’objectif est de vous protéger de potentielles éclaboussures de liquide chaud ou caustique.
  5. Choisissez un matériel qui ne craint pas la chaleur pour l’ensemble des ustensiles que vous utilisez. Prenez des gants isothermes afin de vous protéger de la chaleur quand vous manierez des récipients. Prévoyez des dessous de plats.
  6. Veilliez à respecter les pesées telles qu’elles ont été définies au départ. Un écart avec la recette, même de quelques grammes, peut modifier le résultat, faire échouer votre savon, voire vous exposer à des risques de brûlure.

IV. Ingrédients nécessaires

Maintenant que vous êtes paré.e, voici les ingrédients dont vous devrez vous munir pour réaliser un Bastille d’un kilo.

Les huiles

On nomme « batch » l’ensemble des huiles/beurres de la recette. Votre batch comprendra :
· 590g d’huile d’olive vierge (85% du batch) : vous pouvez acheter de l’huile d’olive vierge non parfumée en grande surface
· 104g d’huile de coco/coprah (15% du batch) : les huiles de coco et de coprah se ressemblent tellement qu’elles sont interchangeables. Vous pouvez trouver de la Végétaline au supermarché, rayon beurre/margarine : il se présente sous la forme d’un bloc rigide d’huile de coprah et est généralement utilisé pour faire de la friture. Sinon, vous devrez passer par un magasin spécialisé tel qu’Aromazone. Faites attention à ce que votre huile ne soit pas trop transformée.

La lessive de soude

· 305g de lessive de soude : on en trouve en grande surface au rayon des produits ménagers. Sa dilution habituelle est de 30%, c’est-à-dire qu’un litre de lessive de soude contient 70% d’eau. Si la vôtre a un pourcentage différent, vous devrez refaire quelques calculs pour ajuster votre recette sur Mendrulandia (j’évoque cela plus loin). Attention à bien acheter un produit étiqueté « lessive de soude » et non « soude » ou « cristaux de soude » : ce n’est pas la même chose !
Cette recette prévoit un surgraissage à 8%. Tout est déjà calculé : vous n’avez pas à vous en soucier.

V. Ustensiles

Le matériel de protection adapté a déjà été cité, tout comme les gants isothermes et les dessous de plats, donc je ne reviendrai pas dessus.
Veillez à choisir des ustensiles en verre, en plexiglas, en céramique, en plastique épais ou en silicone de préférence. Vous aurez besoin des ustensiles suivants :
· Un moule pour couler votre savon. Vous pouvez aussi choisir plusieurs mini-moules à gâteau en silicone (pas en métal) avec des formes. Si vous ne disposez de rien de tout cela, vous pouvez prendre une brique de lait rectangulaire dont vous couperez l’une des faces. Dans ce cas, nettoyez bien la brique de lait avant de l’utiliser
· Un saladier résistant à la chaleur pour y mixer les huiles et la lessive de soude
· Une balance de précision. Vous avez dû remarquer que les pesées étaient très précises. Cela est dû au fait que le surgraissage se joue quasiment au gramme près : une balance précise est donc nécessaire. Faire du savon en quantité importante (ici, 1kg) permet de limiter le risque que quelques grammes de trop quelque part fassent échouer votre recette.
· Des bols pour peser les ingrédients séparément.
· Des cuillères, des couteaux, des spatules et des maryses pour transvaser les ingrédients, les couper, les ramasser dans leur bol, etc.
· Un mixeur, type mixeur à soupe
· Deux casseroles pour faire un bain-marie
· Du film alimentaire et des torchons pour couvrir le savon une fois terminé
· Un plateau pour déposer le savon pendant la cure

VI. Fabrication de votre savon

On rentre dans le vif du tutoriel : vous allez pouvoir préparer votre savon !

Étape -1 : la formulation de la recette

Dans le cas présent, j’ai tout fait pour vous : vous pouvez tout de suite démarrer la préparation. Normalement, cette étape peut demander un certain temps de réflexion, de consultation de personnes plus expérimentées sur des forums et de prise de tête sur les calculateurs.
Si vous êtes curieux/se de voir ce que la recette du tuto donne sur Mendrulandia, vous pouvez la retrouver ici, postée rien que pour vous.

Étape 0 : la préparation

C’est la base. Débarrassez le plan de travail et de cuisson. Sortez l’ensemble des ustensiles dont vous aurez besoin pendant la fabrication : une fois dedans, il vous sera plus difficile de récupérer à la hâte un ustensile oublié. N’ayez pas peur de sortir trop d’ustensiles : au début, c’est normal. Mettez vos protections obligatoires. Sortez les ingrédients.

Étape 1 : les pesées

Pesez séparément dans des bols tous vos ingrédients (huiles/beurres et lessive de soude). J’insiste sur le fait de séparer chaque huile et beurre afin d’être très précis.e sur les pesées. Si vous décidiez de verser l’huile d’olive dans le même bol que l’huile de coco déjà pesée, mais que vous réalisiez trop tard que vous avez versé trop d’huile d’olive, l’ensemble des deux huiles serait fichu.
La précision est une chose importante en SAF, mais si vous avez mis trois grammes de trop quelque part, ce n’est pas très grave. Si votre erreur est plus importante que cela ou que votre lessive de soude n’a pas le même pourcentage d’eau que la mienne, consultez Mendrulandia et le super tutoriel qui va avec. Mendrulandia vous indiquera si vos pesées nécessitent un ajustement de la quantité de la soude ou non. Au besoin, posez-moi la question.
En imaginant que vous arriviez à la toute fin de la recette et constatiez un oubli ou une grosse erreur de pesée, votre savon sera peut-être raté : consultez cette page pour en savoir plus.

Étape 2 : le bain-marie

Mettez les huiles (olive et coco) ensemble dans une casserole au bain-marie. Faites chauffer en tournant de temps en temps. Quand tout a fondu (la coco mettra un certain temps à fondre), patientez encore quelques minutes avant de retirer la casserole du feu. Versez-le mélange fondu et très chaud dans le saladier.

Étape 3 : l’ajout de la lessive de soude

En faisant bien attention à éviter les projections, versez doucement la lessive de soude dans les huiles, en mixant doucement et par à-coups avec votre mixeur. Ne faites surtout pas l’inverse (verser les huiles dans la soude) ! Votre mélange va se mettre à chauffer de façon importante. Cette réaction exothermique est parfaitement normale et souhaitable : c’est la saponification qui débute !
N’y allez pas trop fort avec le mixeur : il suffit de donner quelques coups brefs à chaque fois que vous versez un peu de soude. Prenez bien garde à ce que le mixeur ne dépasse pas trop du mélange pour éviter les éclaboussures. Une fois toute la lessive de soude ajoutée, passez à l’étape suivante.

Étape 4 : l’obtention de la trace

À partir du moment où vous avez versé toute la soude, vous êtes parti.e pour une étape entièrement au mixeur. Votre objectif à présent est d’essayer d’obtenir l’homogénéisation du mélange en mixant tranquillement. Vous devrez aussi guetter l’apparition de la trace, dont j’avais parlé précédemment, qui vient après l’homogénéisation.
L’huile d’olive est une huile qui fait tracer très lentement, c’est-à-dire qu’il vous faudra mixer longtemps pour arriver à la trace. Certain.es huiles et beurres provoquent au contraire des « traces éclairs » : quelques coups de mixeur suffisent à figer le mélange. Mais comme ce ne sera pas le cas ici, vous aurez tout loisir d’observer l’arrivée de la trace.
Puisque vous n’allez pas effectuer d’ajout, le type de trace obtenu (faible, moyenne, forte) importe peu. Néanmoins, je vous conseille d’obtenir une trace moyenne au minimum, afin que vous puissiez la repérer correctement et éviter que le savon déphase si vous vous êtes trompé.e. Observez attentivement ce qui se passe lorsque vous arrêtez le mixeur et le retirez du mélange. Comment se comportent les gouttes qui en coulent ? Est-ce que le fait de retirer votre mixeur laisse une empreinte dans le mélange ?
Lorsque vous constaterez que les gouttes ne parviennent plus à couler correctement de votre mixeur (elles semblent plus lourdes), et que retirer votre mixeur laisse une empreinte bien visible dans le mélange, vous aurez obtenu une trace moyenne. Votre mélange aura une consistance proche de la crème anglaise. Si votre mélange commence à ressembler à de la crème épaisse ou à du yaourt, vous aurez obtenu une trace épaisse. Si besoin, voici une vidéo (en anglais) qui explique et montre bien les différents types de trace.

Étape 5 : le versage dans le moule

Une fois que vous êtes sûr.e que votre mélange a tracé, versez-le précautionneusement dans le/les moule(s) choisi(s). Avec une trace épaisse, vous serez peut-être obligé.e de verser votre mélange à la cuillère.
Quand vous aurez tout bien versé et récupéré à la maryse, tapotez le moule contre le plan de travail. Cela vise à faire remonter à la surface de potentielles bulles d’air qui seraient coincées dans le mélange. Si votre trace est épaisse, les bulles ne parviendront peut-être pas à remonter, mais ce n’est pas grave : c’est plutôt une question d’esthétique.
Ensuite, vous devez préparer votre moule pour que la saponification se poursuive dans de bonnes conditions. Couvrez votre moule avec du film alimentaire. Trouvez un endroit où entreposer votre moule afin qu’il ne soit pas dérangé, hors de portée des enfants et des animaux de compagnie. Recouvrez-le avec un torchon pour ne pas qu’il refroidisse trop vite (vous aurez sûrement remarqué que votre moule est bien chaud).
Bravo, vous avez terminé le plus difficile ! Maintenant, lavez-vous les mains et nettoyez le plan de travail. Nettoyez les ustensiles, si possible à la main et en mettant des gants en plastique : une accumulation de savon dans une machine vaisselle peut progressivement la boucher. Accordez-vous un moment de détente : vous l’avez bien mérité.

Étape 6 : le démoulage et la découpe

D’ordinaire, l’attente avant le démoulage/découpage est de deux jours. Dans le cas du Bastille, l’attente sera d’une semaine, afin que le savon ait le temps de durcir. Si vous le démoulez avant, le savon risque de se casser.
Récupérez votre moule et retournez-le sur une surface propre. Pour vous aider au démoulage, vous pouvez placer le moule au frigo plusieurs heures avant : le savon va se rétracter sur lui-même, ce qui vous aidera. Si votre moule est une brique de lait, c’est facile : vous aurez juste à la couper et la déchirer soigneusement pour sortir votre savon.
Après avoir démoulé le savon, découpez-le avec un couteau bien tranchant pour obtenir des morceaux de la taille désirée. Si votre savon a été coulé dans de petits moules, cette étape ne vous concerne pas. On découpe les savons à ce moment-là, car ils sont encore assez mous. La découpe permettra aussi un meilleur séchage.
Posez vos savons sur un plateau. Recouvrez-les avec un torchon et trouvez-leur une place à l’abri de la lumière : ils devront y patienter neuf mois pour être utilisables.

Étape 7 : la cure

Pendant les neuf mois de cure, essayez de retourner vos savons de temps à autres pour que toutes les faces sèchent de la même façon. Durant la cure, la saponification se poursuit : il est donc normal que le savon change de couleur, de texture, d’odeur. Toutefois, si vous constatez quoi que ce soit qui vous inquiète, consultez cette page pour vérifier si votre savon a un problème.
Si vous décidez d’utiliser les savons plus tôt, ils seront plus mous et vous perdrez plus de matière en les passant sous l’eau. Cela dit, une utilisation est possible avant les neuf mois. Au contraire, votre savon pourra être conservé plusieurs années et n’en deviendra que meilleur au fil du temps. Ce n’est pas le cas de tous les savons, dont certains contiennent des huiles sensibles au rancissement. Mais avec un Bastille, vous serez tranquille.
La cure terminée, vous pouvez utiliser votre Bastille pour le corps et pour les mains : malgré son faible pouvoir lavant, le Bastille est nettoyant, comme tous les savons. Si vous avez une vulve, ne vous nettoyez jamais avec du savon solide dans cette zone. Les savons solides sont basiques (PH de 9-10) alors que la vulve a un PH acide : utiliser un savon sur cette zone du corps pourrait perturber votre flore vaginale et, à la longue, favoriser les mycoses. Pour cette zone, un rinçage à l’eau claire suffit puisque la vulve est autonettoyante (conseil donné par une sage-femme).

VII. Conclusion

Bravo, vous venez de réaliser votre (premier) savon ! :)
Ce tutoriel vous aura normalement permis de mieux comprendre ce que vous lirez au sujet de la SAF sur Internet. J’espère qu’il vous fera prendre confiance en vous et vous permettra de vous lancer dans d’autres recettes. À vous les ajouts et les magnifiques marbrages !
Soyez toujours prudent.es et demandez à des personnes plus expérimentées de vérifier vos recettes. De nombreux forums existent, mais je vous conseille pour ma part le blog de Mademoiselle savonne pour les bons tuyaux et le groupe Facebook associé où j’ai beaucoup appris. La communauté de la SAF française est sympa et vous trouverez sûrement des personnes très gentilles qui vous donneront des conseils utiles.
Pour finir, si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser en commentaire.
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Webinaire : Le risque de change - YouTube La gestion du risque de change - Regards d'experts Risque de change - YouTube Couvrir un risque de change - YouTube

Chap ii : Le Risque de change 1. [Cours de Techniques Financières Internationales] TALEB Lotfi LE RISQUE DE CHANGE I) Naissance et définition du risque de change : Le risque de change est défini comme étant le risque de perte liée à une variation à la hausse ou à la baisse des cours des devises par rapport à la monnaie nationale. 5 Risque de change 5 1.Définitions 5 2.Apparition 6 3. Il est primordial d’établir une stratégie de couverture. 7 4. Certaines entreprises sont toujours hésitantes à se couvrir malgré tout. 8 Produits 9 1. Contrat à terme 10 2. Swap de devises 11 3. Option vanille 13 4. ... Risque de change : moyens de s'en protéger. Comptablement, les entreprises provisionnent le risque de change. Pour se prémunir, elles disposent de différentes formules de couverture : Contrats de change à terme : ce produit permet à une entreprise d’acheter ou de vendre à une date ultérieure une devise à un prix stipulé aujourd’hui. Le risque de change peut être défini comme étant le risque d'un décaissement plus élevé ou d'une entrée d'argent moindre dû à l'utilisation d'une monnaie différente de la devise domestique. « Le risque de change est le risque de perte lié aux fluctuations des cours de monnaies » 1 , il est supporté par les participants en position ... Le risque de change est un risque auquel s’expose tout investisseur se portant acquéreur d’un actif libellé dans une autre devise que celle ayant cours légal dans son pays. Si un investisseur français achète des actions cotées à la Bourse de New York, il s’expose, en plus du risque spécifique aux actions, au risque de variation du ...

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